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Pôle & Mic: Simple spectateur ?

A quelque mois des présidentielles, le débat, tant attendu, n’a pas encore lieu sur l’avenir de l’Algérie et la sortie de crise. Les candidats à la candidature ne se bousculent pas devant le portillon des présidentielles. C’est presque le « calme plat » et les grandes cylindrées du paysage politique sont très réservées bien que des chefs islamistes plaident pour une prolongation de mandat pour Bouteflika et un report d’une année sans avancer les motifs de leur projet. Et pourtant, le citoyen s’attendait à un débat houleux et constructif puisque la crise financière a secoué de fond en comble notre pays et que la planche à billet finira par nous tomber sur la tête sans un plan d’urgence. Or, aujourd’hui, le débat est inexistant. Les partis et personnalités politique de l’opposition sont, eux aussi, timides et ne commentent pas l’actualité nationale comme s’ils sont « perdus » par tout ce qui se passe au sommet de l’Etat et tout ce qui se trame autour du sérail. Déjà, ils ne veulent pas participer à la course des présidentielles si Bouteflika se présente. Pire, ils ne font pas campagne pour une alternative politique. Leur discours s’articule autour d’un changement du système. Ils poussent, directement ou indirectement, le pouvoir d’agir seul face à la crise et à la contestation. C’est comme s’ils étaient certains que le pouvoir s’userait avec sa propre politique. Le pouvoir semble avoir aussi perdu ses « marques » face à cette crise financière et ne parvient plus à « acheter » la paix sociale et à lancer une véritable lutte contre la corruption. En face, le citoyen est spectateur et il attend pour voir la suite des événements. C’est comme s’il suivait un « film » d’action. Entre-temps, « el harga » comme la violence urbaine ou juvénile ou encore dans les stades fait ravage dans la société sans que le pouvoir puisse proposer des solutions radicales. C’est comme si ce « calme » n’est qu’un « leurre » politique et que la colère gagne les différentes couches de la société aidée par cela par la cherté de la vie et la dévalorisation ou dévaluation du Dinar. Le citoyen ne croit pas aux politiques ou plutôt ne croit pas à leurs discours et aussi à leurs guéguerres. Mais, toujours est-il qu’il attend les présidentielles pour « espérer » une amélioration de sa situation, car, pour le citoyen, seul le président peut décréter le changement.

À propos B. Nadir

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