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Point de Vue: La peur de Sidi Saïd?

Le boss de l’UGTA a pris au sérieux la menace de ses adversaires d’organiser un sit in davant la Centrale pour demander son départ. Il a pris ses adversaires de vitesse en organisant un sit-in de soutien et en investissant les lieux. Sidi Saïd qui avait déclaré qu’il avait le cancer et qu’il comptait se retirer de la direction de l’UGTA, semble craindre le pire pour son « avenir » et surtout face aux autres organisations des travailleurs dites « indépendantes ». C’était aussi une occasion pour montrer ses muscles en ce mercredi à la maison du peuple en s’appuyant sur les syndicats de la SNTF, de Naftal, de la SEEAl, des ports d’Alger, de Annaba, de Skikda et de Djendjen, dans la wilaya de Jijel, pour contrecarrer l’action de ses adversaires venus témoigner leur soutien et leur fidélité à Sidi-Saïd. Ce dernier n’a pas été tendre avec ses rivaux en allant jusqu’à les traiter de « traitres » en indiquant : «Votre présence massive aujourd’hui est une réponse cinglante, syndicale et républicaine à ces khafafiche (chauves-souris), à ces traîtres qui se cachent derrière des murs, eux qui rêvent de se repositionner». Il a invité Hamarnia et ses pairs à «venir dire ce qu’ils ont donné à l’UGTA», leur reprochant de «mordre la main qui les a longtemps nourris». Un discours connu dans la Centrale syndicale depuis l’ère du parti unique. Les opposants de l’actuel secrétaire général se recrutent parmi le mouvement de redressement de l’UGTA, des Unions de wilaya comme celles de Constantine et de Tlemcen, des travailleurs du complexe sidérurgique d’El Hadjar et du Syndicat algérien des paramédicaux que Hamarnia a rejoint. Ce qui est certain Sidi Saïd se sent menacé de toute part et craint que le pouvoir le lâche comme a lâché Ould Abbès et le président de l’APN. Déjà, il s’est empressé de déclarer son soutien total à Bouteflika. L’équipe dirigeante sait qu’elle est sur un fauteuil éjectable, car le Pouvoir s’est rendu compte que l’UGTA n’est qu’une coquille vide et un « refuge » pour les « carriéristes », car n’ayant pu rien faire face aux grèves des médecins et lors de la grève dans le secteur de l’éducation. L’UGTA a beaucoup perdu de ses fiefs. Sa force la détient de sa présence dans les ports et le secteur énergétique avec l’aide indirecte du Pouvoir. Elle finirait par les perdre s’il y avait un changement dans le système. L’UGTA vit la même crise que le FLN.

À propos B. Nadir

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