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Point de Vue: La faute aux émigrés…

La crise qui touche la France et la mobilisation des gilets jaunes ont fait de l’ombre à de nombreux problèmes que vivent les communautés étrangères et notamment maghrébines. Le racisme, l’islamophobie sont, entre autres, toujours monnaie courante et les soucis d’argent, que vit une bonne couche sociale française, ont ajouté de l’huile sur le feu. Si la misère frappe la France, c’est à cause des émigrés. Si le taux de chômage augmente, c’est aussi à cause des émigrés et si un attentat est commis dans n’importe quelle ville, c’est évidemment les émigrés qui sont derrière. Les étrangers sont devenus les souffres- douleurs et les français les accusent pour tous leurs maux. Les tags islamophobes sur les murs des mosquées se sont banalisés et la presse n’en parle presque plus. Les agressions verbales et physiques pour, parfois des futilités, sont quotidiennes même si les hommes politiques ou les autorités judiciaires préfèrent les minimiser. En plus, avec la montée de l’extrême droite dans presque toute l’Europe, la vie des émigrés est devenue un enfer. Les français, et cela est compréhensible, cherchent toujours un coupable, quelqu’un à pointer du doigt. La mal vie qui se propage dangereusement à cause de la politique de Macron, comme ses prédécesseurs qui préfèrent agir en faveur des grosses fortunes et des grandes entreprises, pousse la société à trouver un soulagement en accusant l’autre, l’étranger, l’émigré, le bronzé… C’est pourquoi l’extrême droite a trouvé un terrain favorable où elle puisse progresser et rafler des sièges lors des différentes élections. Et cette poussée de l’extrême droite est utilisée pour avancer des discours graves mais qui plaisent aux français. Evidemment, les nombreux attentats perpétrés en France n’arrangent en rien les choses. Ce sont là les principales causes de ce retour du racisme et de l’islamophobie. Maintenant que le chef d’Etat français aborde la question de l’immigration, les inquiétudes augmentent forcément et les communautés étrangères risquent de vivre encore des années difficiles.

À propos BOUHALI Abdallah

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