Accueil » Actualité » Agressions sur des Algériens à l’étranger: Ouverture d’enquêtes sur 67 affaires

Agressions sur des Algériens à l’étranger: Ouverture d’enquêtes sur 67 affaires

Il n’est un secret pour personne que la montée des facettes du radicalisme et de la discrimination raciale à l’étranger contre des ressortissants immigrés, qui intervient dans une conjoncture politique et économique planétaire des plus conflictuelles, est loin d’être innocente. C’est une question « sensible » qui a été prise en compte par la réforme du système judiciaire en Algérie. Devant l’ascension dans le monde de certains courants ou idéaux considérés extrémistes qui font de tout ce qui incarne le sentiment de haine et de xénophobie, leurs « instruments de bataille » relayés parfois par certains cercles tapissés dans l’ombre ou manipulés, afin de jeter l’amalgame et le discrédit sur tous ce qui est étranger ou immigré, il est clair que c’est de la vie de nos concitoyens qu’il s’agit. Raison pour laquelle d’ailleurs l’Algérie a pris les devants. Il est utile de savoir que les agressions dont font l’objet des Algériens à l’étranger, sont suffisantes pour inviter à une « profonde réflexion » sur ce problème. En revanche, personne n’est dupe quand on sait que les étrangers qu’ils soient particuliers, investisseurs ou carrément des entreprises installées en Algérie, jouissent de tous les égards et font l’objet de protection aussi bien physique que morale. L’Algérie qui s’est engagée à respecter les droits des communautés étrangères sur son territoire, conformément aux principes inaliénables des Droits de l’Homme auxquels elle s’est souscrite, veut que les mêmes traitements et la même considération soient appliqués à ses ressortissants à l’étranger. Quelle meilleure illustration de la politique algérienne de protection physique sur son territoire, des étrangers et de préservation des droits de ces derniers, que cette liberté de circulation ou de culte aux non musulmans qui est consacrée par la Constitution… Ce sujet des agressions d’Algériens dans l’outre-mer est sérieusement pris en charge par les autorités nationales algériennes qui redoublent d’efforts pour l’ouverture d’enquêtes dans le cadre de l’extension des compétences de ses tribunaux. En d’autres termes, le droit à la protection concerne tous les justiciables sans distinction de race, d’origine, de couleur, de sexe ou de religion. Dans ce registre, le ministre de la Justice, Garde des sceaux, Tayeb Louh, a révélé, mardi à Alger, l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur 67 affaires d’agression sur des Algériens à l’étranger. Dans un objectif légitime qui n’est autre que de garantir la protection des citoyens algériens où qu’ils se trouvent, « des enquêtes ont été ouvertes sur 67 affaires d’agression sur des Algériens à l’étranger », dans le cadre de la dynamisation des mécanismes de coopération judiciaire internationale, a déclaré M. Louh. Le ministre de la Justice qui s’exprimait dans son intervention à l’Assemblée populaire nationale (APN), à l’occasion de la journée parlementaire consacrée aux Droits de l’Homme, s’est voulu catégorique. L’ouverture de ces enquêtes s’inscrit dans le cadre de la réforme du système judiciaire qui a abouti, entre autres, à « l’extension de la compétence judiciaire des tribunaux algériens concernant les agressions sur les Algériens à l’étranger ». Le ministre de la Justice a rappelé les plus importants ateliers ouverts par le secteur de la justice dans le cadre de la réforme visant à protéger les droits des justiciables et renforcer les Droits de l’Homme. M. Louh a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de reconnaître « la sagesse » du président de la République qui est parvenu à asseoir les règles d’évolution dans ces questions sensibles d’un point de vue national souverain ». Le ministre a indiqué que le président, Abdelaziz Bouteflika « refuse que les principes des Droits de l’Homme soient exploités par des milieux étrangers pour d’autres fins qui ont eu leurs impacts dans plusieurs pays ».

À propos B.H.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*