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Point de Vue: Quelle issue de secours ?

Le président a tenté de «calmer» les gilets jaunes, mais son discours ne semble pas avoir trouvé l’écho souhaité puisque des protestataires continuent d’appeler à une protestation massive pour samedi prochain. Aujourd’hui, le libéralisme n’a rien à offrir au peuple et aux simples citoyens. Il fait du replâtrage. Aujourd’hui, il est confronté à une crise sans précédent puisque les protestataires sont Français et pas Grecs ou Égyptiens ou Pakistanais. Le président français a reconnu qu’il n’y avait pas écoute. Que dire chez nous quand les élus ne daignent pas discuter avec le citoyen. Macron a tenté de désamorcer la bombe sans toucher aux intérêts des riches et des multinationales. Il n’a rien pu offrir aux chômeurs et aux pauvres retraités. Et pourtant, pendant que le président de la République s’adressait aux « gilets jaunes », les sénateurs ont voté ce lundi 10 décembre en soirée l’allègement de l' »exit tax », sur demande du gouvernement. Cette taxe, instaurée en 2011 par Nicolas Sarkozy, porte sur les « plus-values latentes » de chefs d’entreprise qui décident de transférer leur domiciliation fiscale à l’étranger, en cas de cession effective de leur patrimoine en France dans les quinze années suivant leur départ. Macron ne veut pas restaurer l’impôt sur la fortune. Chez nous, les députés s’opposent à l’instauration de l’impôt sur la fortune. Le Monde est en crise. Les gilets jaunes ont comme dénudé le capitalisme. C’est, d’ailleurs, la première fois qu’ils ont réussi à se faire entendre et crier, haut et fort, de leur douleur de la souffrance de la pauvreté. Le Monde ne peut plus continuer à cette allure, un changement est nécessaire. La France et les autres puissances occidentales parviendront à s’en sortir, car les libéraux sont tous concernés par cette crise et donc ils trouveront une issue. Mais attention, le mouvement citoyen des gilets jaunes a donné des idées aux autres peuples. Chez nous, le pouvoir devrait en prendre conscience de la cherté de la vie et de la dévaluation du dinar.

À propos B. Nadir

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