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Pôle & Mic: L’Etat face à la crise!

La crise est bien là! Faut-il en avoir peur et mettre le citoyen dans une situation de tenion. Non, il faut gérer cette crise financière politiquement et rassurer le citoyen que cette crise est passagère. Or, ce qui inquiète, le discours de certains ministres n’est pas du tout cohérent et inquiète plus qu’il rassure en parlant de «takachouf». Le ministre de la Culture ne parle que d’austérité et de «takachouf». Certes, son cabinet est dans son droit d’annuler la tenue de festival et de bien «errer» la ceinture, mais il ne propose aucune solution d’alternative comme libérer les énergies et aider les organisateurs à trouver des sponsors en impliquant le privé. Dans des moments de crise, le travail culturel est important et il fallait aussi penser à trouver une parade en optant pour une loi motivant le privé à investir ce secteur et surtout à sponsoriser des événements sportifs et culturels. Quant au secteur sportif, le ministre se confirme dans un silence total sachant que les pouvoirs publics viendront en aide aux clubs de football, mais les autres disciplines vont souffrir le martyre. Qu’a-t-on prévu pour sauver les autres disciplines d’une mort certaine. Personne ne le sait et on le saura à l’urgence. Il faut être préventif et ne pas agir en «pompier». Quant à la cherté de la vie, le ministre du Commerce ne semble connaître que le terme «liberté du marché». Et pourtant, rien ne justifie la flambée des prix du poulet, des œufs et tant d’autres produits où c’est l’Etat qui intervient pour venir en aide aux agriculteurs et éleveurs en accordant de l’argent pour importer les aliments de bétail et autres. Avant, les ministres du Commerce préféraient la solution facile d’importer pour obliger le producteur national à baisser les prix. Aujourd’hui, c’est devenu dans le domaine de l’impossible d’importer pour faire balancer le couple demande-prix. On nous parle d’intermédiaires qui seraient la cause de nos malheurs, cette idée nous empoisonne et laisse croire que l’Etat serait incapable d’y faire face à ces lobbys. L’Etat est dans l’obligation de frapper fort pour maintenir un certain équilibre et ne plus permettre à des spéculateurs ou intermédiaire de pourrir la vie au simple citoyen. Si l’Etat cède devant les lobbys, c’est la sécurité du pays qui sera menacée par cette cherté de la vie et l’inculture!

À propos B. Nadir

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