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Point de Vue: Après six ans de blocage…

Les négociations qui ont débuté hier entre le Maroc et le Front Polisario ne devraient pas aboutir à un miraculeux accord. Un conflit vieux de 40 ans ne se règle pas en deux jours alors que les pourparlers étaient bloqués depuis 2012. Si les deux parties acceptent de poursuivre les rencontres, ce serait déjà un succès comme le souhaite l’ONU qui attend de cette rencontre qu’elle soit le prélude à de prochains pourparlers. C’est d’ailleurs ce qu’a indiqué l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Köhler. Pour sa part, le peuple sahraoui attend beaucoup du rendez-vous de Genève auquel seront présents l’Algérie et la Mauritanie en tant qu’observateurs. Mais il faut rester réaliste, le Maroc campe sur sa position malgré les pressions de la communauté internationale grâce notamment à un soutien injuste et déplacé de la France. Il aura fallu une grande pression américaine au sein du Conseil de sécurité pour, d’abord débloquer la situation et proroger le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO) de six mois au lieu d’un an comme demandé au départ par la France, et ensuite ramener les deux parties en conflit à la table des négociations. C’est donc grâce aux Etats Unis, une fois n’est pas coutume, qui a pesé de tout son poids que ce dossier épineux et exacerbant commence à avancer comme le notent certains observateurs. Maintenant, il faut attendre les conclusions de ce round préliminaire pour savoir si les choses vont réellement dans le bon sens ou s’il y aura d’autres subterfuges. Ce qui est sûr, par contre, c’est que le contexte actuel est différent, personne n’acceptera de statu quo au Sahara occidental désormais, plus particulièrement les Etats Unis comme l’a souligné son ambassadeur- adjoint aux Nations unies, Jonathan Cohen, suite à l’adoption de la dernière résolution du Conseil de sécurité du 31 octobre: «les Etats-Unis s’étaient lancés dans une nouvelle approche concernant la MINURSO, soutenant qu’il ne peut plus y avoir de statu quo au Sahara occidental».

À propos BOUHALI Abdallah

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