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Pôle & Mic: Tout contre le «beau»!

Comment peut-on concevoir la modernisation de nos villes ? C’est une question qui se pose depuis déjà des années notamment depuis l’apparition de la violence urbaine et surtout après le relogement dans les grandes villes. Le constat du ministre de l’Habitat sur l’architecture des logements sociaux ou des bâtiments destinées au social, est presque identique dans tout le pays, soit aucune improvisation ou créativité. On a vu des bâtiments sans esprit et aucun charme dans un petit village agricole. Pire, on a érigé des bâtiments dans le Sahara ou la porte du désert. C’est dire que nos « concepteurs » n’ont aucune notion du « beau ». Déjà, nous n’avons créé aucune nouvelle ville ou même un nouveau village et cela depuis la mort de feu Boumediene avec son projet des 1.000 villages. Nous n’avons créé aucune nouvelle cité « moderne ». Dans les nouvelles cités, on ne trouve ni théâtre, ni centre culturel et encore moins un centre de loisir. C’est dire que nous n’avons accru que des cités dortoirs. Nos nouvelles cités sont loin d’être aux normes internationales. Dans les nouvelles cités, on se contente de construire qu’un petit terrain de foot et un tout petit espace vert. Et pourtant, on pouvait créer de «petites» forêts et de grands espaces verts. Chez le loisir, il n’a aucun sens où l’on se bouscule pour lancer une mosquée dans chaque nouvelle cité, bien qu’elle existe juste à côté. Mêmes les nouvelles mosquées n’ont aucun esprit et ne sont pas différentes les unes que les autres ; c’est comme si on déteste ou que l’on ait déclaré la guerre au beau. Dans les nouvelles cités, on ne pense même pas à mettre sur pied des crèches et jardins d’enfant. La modernité sans la beauté d’une cité est un anathème. Il faut apprendre à nos enfants le « beau » et la beauté de l’Art et de l’environnement pour les préparer à prendre leur destinée en main. Le beau est aussi une façon de lutter contre la violence urbaine. Une belle cité impose le respect. Il faut penser à impliquer les artistes dans l’urbanisme.

À propos B. Nadir

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