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Traitements innovants contre le cancer à partir de 2019: «Les malades seront traités sans discrimination»

Une annonce de taille. Les thérapies innovantes, jadis parents pauvres des traitements de certains types de cancer, vont voir le jour en 2019. La cause en est que la majorité des oncologues refusait de prescrire ce type de médicaments. La main levée a été faite par l’actuel ministre de la Santé qui autorise le recours à ces thérapies innovantes pour le bien des malades. Il faut dire que jusque-là, ces thérapies étaient interdites d’usage vu qu’elles revenaient cher aux malades sauf qu’aujourd’hui, cela est du domaine du possible avec l’aval donné par le ministre de la Santé et de la Population. Les malades seront traités sans discrimination. Ces médicaments étaient longtemps sollicités mais depuis 2010, la tendance de la demande est haussière. Un nombre restreint de praticiens voyait déjà en cette date, l’urgence de mobiliser ce type de médicaments que des confrères jugeaient, pour leur part, «onéreux». Or, il se trouve que ces thérapies anti-cancer vont commencer à être disponibles, à partir de 2019. C’est dans pas moins de 06 établissements de santé de référence qu’ils seront mis à la disposition des cancéreux. En d’autres termes, ces thérapies seront appliquées au niveau de ces six centres de santé « seuls ». Le président de la Société algérienne d’oncologie médicale se veut optimiste. Intervenant, mardi, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, le président de la Société algérienne d’oncologie médicale rappelle qu’appuyée, alors, par la Direction de la pharmacie du ministère de la Santé, une majorité de médecins refusait de prescrire ces dernières à des malades, au prétexte qu’elles revenaient cher. Le professeur Kamal Bouzid signale que ces «blocages» ont finalement été levés par l’actuel ministre de la Santé, à la condition, explique-t-il, que l’usage de ces médicaments destinés au traitement spécifique du cancer du poumon, des tumeurs de la peau et celles de la vessie, «soit optimisés» au niveau des six centres de référence. Ces centres dont il est question, sont spécialisés dans le traitement des cancers. Il s’agit, précise-t-il, du centre Pierre et Marie Curie d’Alger, de l’établissement spécialisé de Misserghin (Oran), de l’établissement hospitalier Didouche Mourad de Constantine, ainsi que des centres anti-cancer d’El Oued, de Laghouat et d’Adrar. Sur sa lancée, il tient à souligner que pour bénéficier de ces traitements, il ne saurait être question de pratiquer une médecine «à deux collèges». Il a assuré que tous les patients dont l’état nécessite leur emploi, y auront accès sans discrimination aucune. Il relève, par ailleurs que «beaucoup de progrès» ont été obtenus dans le traitement de certaines pathologies du cancer dont notamment celle du sein que les médecins évitent, dans la mesure du possible, de procéder à l’ablation. Il en est de même, ajoute-t-il, pour ce qui concerne les effets secondaires provoqués par des radiothérapies, immunothérapies et chimiothérapies. Des coûts de traitement de divers types de cancer (entre 20.000 à 100.000 euros/an par malade) le professeur Bouzid considère qu’il s’agit là d’une «faux débat», à partir du moment, explique-t-il où, comme cela est le cas dans un certain nombre de pays européens, lorsqu’un traitement s’avère inopérant, la firme le produisant est tenue de le rembourser. A ce propos, il déclare avoir eu connaissance que la Caisse nationale de sécurité sociale s’est penchée sur cette question, une des solutions, souligne-t-il, visant à pallier les problèmes de «coûts faramineux» pour l’Algérie, et pas seulement.

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