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Bouteflika met en exergue le souci de l’Etat de préserver le foncier agricole: «Une ligne rouge»

Avec un taux de 12,3% du Produit Intérieur Brut et une croissance de 3,2%, le secteur agricole peut se vanter d’être une «alternative» de l’économie. Mais comment le préserver? Le chef de l’Etat a tracé une «feuille de route». Formation et initiation des jeunes à l’agriculture, promotion du rôle de la femme agricole, développement de l’irrigation, économie de l’eau, sensibilisation des agriculteurs et paix agricole ce sont entre autres les principaux leitmotiv de la nouvelle politique de préservation du foncier agricole. «Le foncier agricole sera préservé». «C’est une ligne rouge à ne pas transgresser». Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika l’affirme comme une eau de roche. Pas question de faire l’impasse sur la souveraineté de ce foncier historique. C’est une véritable richesse qui met à l’abris les Etats des crises alimentaires quand bien même est inestimable la valeur de ce foncier. Le président Bouteflika en sa qualité de «garant» de la Constitution rappelle les contours de la politique de préservation du foncier agricole à l’occasion de la célébration du 44ème anniversaire de création de l’Union nationale des Paysans algériens (UNPA). Il a réitéré la détermination de l’Etat à préserver le foncier agricole et en faire une des «priorités» du Gouvernement et ce en vertu de la Constitution. En d’autres termes, ce foncier ne sera pas bradé sauf que le domaine non «exploité» sera récupéré à des fins d’utilité publique. Le chef de l’Etat a été très clair là dessus. Il a mis en avant lundi dans un message, le souci de l’Etat de préserver le foncier agricole. Un foncier qu’il a qualifié de « ligne rouge à ne pas transgresser », notamment à travers la sécurisation de sa possession et la récupération du foncier non exploité de manière rationnelle et économique. Le chef de l’Etat n’est pas allé du dos de la cuillère: « Je n’ai de cesse d’insister pour que le Gouvernement place, en application de l’article 19 de la Constitution, le foncier agricole parmi ses priorités, étant une ligne rouge à ne pas transgresser, notamment à travers la sécurisation de sa possession et la récupération du foncier non exploité de manière rationnelle et économique », a-t-il ainsi affirmé dans son message à l’occasion de la célébration de la création de l’UNPA, lu en son nom à M’sila par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Abdelkader Bouazghi. Bouteflika a cité les «quatre grands axes» de la politique de préservation du foncier agricole national. Le président de la République a exhorté les différentes instances de l’Etat à accorder en premier lieu « un intérêt majeur » au rajeunissement du secteur de l’agriculture. Il s’agit aussi, souligne Bouteflika, de «soutenir les initiatives des jeunes, consolider les organisations professionnelles, garantir l’aide à la femme rurale et d’oeuvrer davantage à la promotion, à la modernisation et au développement du secteur agricole. Ce n’est pas tout. D’autres axes d’accompagnements non moins prioritaires, de cette politique, sont mis en exergue. Le président a ainsi appelé le Gouvernement à centrer ses efforts sur les principaux axes du développement agricole, particulièrement le développement de l’irrigation à travers la généralisation de l’utilisation des moyens d’économie de l’eau, la sensibilisation des agriculteurs et des éleveurs à l’importance de l’assurance agricole et la protection sociale, la promotion de l’industrie agroalimentaire, la mécanisation de l’activité agricole et l’encouragement de l’exportation des produits agricoles. Le président Bouteflika a appelé également les différentes établissements et organismes à accorder davantage d’intérêt à la formation dans les domaines de l’agriculture, particulièrement chez les jeunes et en milieu rural, à se tenir informer des derniers développements technologiques aux plans régional et international, à valoriser les résultats des recherches scientifiques et à veiller au rapprochement des laboratoires et centres de recherches de leur environnement économique et d’investissement. Il a souligné les résultats des politiques mis en place depuis 2000 dans le domaine de l’agriculture. Il a indiqué que les mesures prises ont permis l’amélioration des indicateurs globaux du secteur. Ce dernier représente désormais 12.3% du Produit intérieur brut (PIB), avec un taux de croissance de plus de 3.25% et une production supérieure à 3.216 milliards DA. Mieux, l’Agriculture emploie aujourd’hui presque un quart de la main d’œuvre en Algérie sans parler de l’intégration des jeunes diplômés des instituts de formation et la création de micro entreprises dans le cadre du soutien aux exploitations agricoles, a-t-il ajouté. Le chef de l’Etat a rappelé, dans ce sens, sa rencontre avec les agriculteurs, en février 2009 à Biskra, ajoutant que c’était une station pour rectifier le tir en adoptant des méthodes innovantes, à travers notamment un réaménagement des priorités, l’adoption d’une approche plus efficace et la mobilisation des moyens de sa mise en oeuvre, son suivi et son évaluation. Pour le président de la République, l’amélioration que connaît le secteur grâce à ces politiques demeure « insuffisante » devant l’émergence d’autres défis face auxquels notre pays doit réagir positivement, notamment les changements climatiques, les crises alimentaires et financières mondiales et l’instabilité des marchés agricoles mondiaux, marqués par la hausse et la fluctuation des prix. Des défis auxquels s’ajoute la concurrence de plus en plus féroce à laquelle est confrontée notre agriculture. Enfin, le Président Bouteflika a salué « le rôle actif de l’UNPA en contribution à la promotion du secteur de l’agriculture, à l’essor de l’économie nationale et à l’accompagnement des agriculteurs et des éleveurs en leur garantissant l’écoute et en leur permettant d’exercer leur métier dans la stabilité et la sérénité ».

À propos B.Habib

Un commentaire

  1. Que reste t’il du foncier agricole du moins autour d’Alger d’Oran et de Annaba pour ne citer que les plus grandes villes entourées de terres fertiles Mitidja et plaine de Annaba), Oran hormis les terres salées et le climat moins arrosé est en passe de perdre le peu de terre qui lui reste, régions d’Arzew et de Bethioua pratiquement bouffées par le foncier industriel car contrairement a l’habitat on ne peut construire en flanc de montagne … , néanmoins la poussée du bâti occupe déjà de vastes terres propices a l’arboriculture,
    O.Tlelat , Misserghine et qui continuent d’enfler par un appel d’air qui dépeuple l’arrière pays et asphyxie le littoral et le Tell par effet de rétro-action.
    l’estocade a été donnée par le site de 160 ha attribué a PSA (Tafraoui) avant que Bouazghi ne parle de ligne rouge, et encore, a partir d’une wilaya subdésertique, d’où le ton de l’annonce !
    Oran principalement, continue de bouffer sans vergogne le moindre acre de terre qui lui reste, encouragée par des pouvoirs publics très généreux pour lui consacrer le gros des ressources financières au détriment de son arrière pays, toute l’oranie !

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