Accueil » Chronique » Point de Vue: Tourisme «d’Etat» en question!?

Point de Vue: Tourisme «d’Etat» en question!?

Dès les années soixante, l’Algérie s’est mise à adapter le secteur du tourisme, à ses choix socialistes, en prenant l’initiative d’édifier toute une infrastructure touristique, hôtels, complexes etc.., qui vont être gérés de façon bien sûr- socialiste- . Ainsi, je n’ai guère besoin de vous expliquer comment les choses marchaient. Chaque algérien en est au courant de ce qui s’y passe. L’on n’est pas devenu la destination touristique la moins désirée dans le monde pour rien. Il y a, tout de même, à dire là-dessus. Au moment où nos voisins dépassent le cap de 10 millions de touristes, nous rêvons toujours d’en atteindre un « pauvre » million. Pourtant, nos atouts touristiques dépassent largement les leurs. Mais, en revanche, leurs politiques touristiques dépassent largement la nôtre. Heureusement que le tourisme intérieur – de masse – qui se développe de plus en plus, était là, à la rescousse, afin de sauver d’une mort certaine, ces complexes et ces infrastructures hérités de l’ère socialiste. Je n’ai ni le temps, ni l’espace nécessaire, pour vous exposer les problèmes- les mêmes- qui se posent interminablement et annuellement depuis des décennies. « Eau, électricité, sécurité, hygiène, prestations au dessous des normes etc…»
Comme vous le savez tous, l’Algérie, dès les premières années de son indépendance, avait opté pour un régime socialiste. « Très, très à la mode », à cette époque sensible de l’Histoire du pays et de la planète, caractérisait, notamment par un processus accéléré de décolonisation et l’adoption par les pays émancipés –façon de parler- des régimes socialistes et communistes, plus au moins rigoureux selon le choix et la nature des régimes. Donc, l’Algérie de Ben Bella et plus tard de Boumediene était apparemment intransigeante, quant à l’option socialiste, « irréversible », selon les expressions de l’époque. Ce sera une bonne vingtaine d’années après, que l’on commençait à se rendre compte que les pères fondateurs de la jeune république n’ont pas fait les choix appropriés. Notre choix socialiste était tellement forcené au point où même le commerce du détail se faisait d’une façon « socialiste » y compris des secteurs nécessitant plutôt des initiatives privées, ont été contaminés par cette épidémie, comme le tourisme, par exemple. C’est justement, ces choix socialistes, imposés à un peuple de façon brusque et violente, sans préparation pour ce genre de machins, qui se sont soldés par ce capitalisme de bazar, cette jungle où nous vivons actuellement.
akaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*