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Pôle & Mic: Nous et la crise !

La crise est derrière nous, disaient nos politiques du pouvoir lors des campagnes électorales avant le quatrième mandat alors que les indicateurs étaient au «rouge». Juste après la réélection de Bouteflika, l’ex-premier ministre Sellal criait haut et fort que son équipe gouvernementale maitrise la crise grâce aux orientations de Bouteflika. Très vite et avec la chute du prix de pétrole, Sellal ne savait plus où mettre la tête pour avouer que la crise est bien là. Tebboune aura le courage de dire que le pays est secoué par une crise grave. Ouyahia ne s’est pas fait prier pour confirmer l’inquiétude de son prédécesseur. Pire, il dira que le recours à la planche à billets est inévitable. Et malgré les recommandations des uns et des autres, on est allé vers la planche à billets sans aucun programme d’accompagnement pour maîtriser l’inflation et la dévalorisation du dinar. ce lundi, le centre d’analyses International Crisis Group (ICG) a publié un rapport sur l’Algérie intitulé « Surmonter la paralysie économique de l’Algérie », un rapport qui donne froid au dos. «Les nouvelles réalités financières ne permettent plus de maintenir le niveau élevé de dépenses publiques des dix dernières années, qui vide rapidement les caisses de l’Etat», prévient l’ICG. «À terme, l’Algérie devra faire plus que des ajustements techniques marginaux pour sa politique économique. Elle devrait chercher à renégocier un contrat social implicite entre l’État et ses citoyens, longtemps limitée par les avantages (et les désavantages) de son économie de rentier basée sur le pétrole, qui consiste à ce que l’État subvienne aux besoins et à la population de se taire», estime l’ICG. «Les fissures dans cet arrangement sont devenues plus apparentes, se concrétisant principalement par de fréquentes manifestations socio-économiques à travers le pays», indique-t-il en outre. Au final, l’ICG ne nous apprend rien de «nouveau», car des économistes l’ont déjà dit et redit. Mais là où le bas blesse, c’est lorsque le rapport souligne que « Les autorités reconnaissent que le modèle actuel est à bout de souffle mais peinent à le corriger tout en regrettant que les réformes économiques « ont eu tendance à être reportées ». Tout récemment, les députés ont refusé et rejeté la taxe sur les fortunes. Un programme d’urgence en impliquant toutes les forces vives et l’élite est plus que nécessaire pour la sauvegarde de l’indépendance de notre pays.

À propos B. Nadir

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