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Mostaganem: Hai Essalam un pôle urbain sans âme

Plus de 10 000 âmes habitent cette grande cité qui est Hai Essalam. En moins de dix années, la cité devenue par son vaste espace un pôle urbain des moins négligeables. Mais Hai Essalam tombe dans le strict schéma d’un quartier dortoir. Un quartier sans âme. L’excès de concentration du béton étouffe la convivialité et porte préjudice à son environnement. Hai Essalam est une cité qui aspire à un développement cohérent, à un cadre de vie amélioré, à de bonnes conditions d’habitabilité. Les habitants de cette partie Est de la ville de Mostaganem, redoutent le fait que la cité soit un espace juste pour le coucher. La cité a des atouts comme la vue sur mer, Mostaland, l’Université, le tramway que les habitants veulent valoriser. Les valoriser par une urbanisation harmonieuse égale à son importance car Hai Essalam est une ville dans la ville. Etant donné qu’il y un déficit avéré d’espaces verts, il est demandé aux responsables de ne pas tourner le dos à ce concept écologique. Les habitants de cette partie de la ville de Mostaganem souhaiteraient voir se promouvoir les espaces verts, voir se promouvoir l’arbre urbain au même titre que les autres cités. Il y a pourtant des poches de terrains qui peuvent être aménagées en espaces verts. Les riverains le revendiquent haut et fort car il est très rare de tomber sur un brin d’herbe dans ce quartier. Pour une telle densité de population, il faut aussi un plateau de santé pour subvenir aux besoins des malades. Dans ce quartier, la densité de population jeune est considérable mais une jeunesse rongée par l’oisiveté. Ces jeunes, eux aussi ambitionnent un meilleure cadre de vie. Ils préfèrent avoir une médiathèque ou une bibliothèque de proximité. Ils souhaiteraient aussi bénéficier des espaces sportifs pour la pratique des sports et sans avoir à payer. La salle de sport de Kharrouba ne leur profite guère. La carence d’établissements les renvoie vers d’autres espaces et d’autres occupations non recommandables. La culture on ne connaît presque pas à la cité, elle semble être trop loin. Car la culture est toute concentrée aux 400 logements. Les loisirs oui à Mostaland, c’est parfait mais les jeunes du quartier ne peuvent pas se le permettre. L’activité économique est nulle et le chômage des jeunes est perceptible. Cette cité doit aussi sortir de son statut de cité  »dortoir » et être attractive pour sa visibilité. La revendication se centre surtout sur un cadre de vie convenable dans le sens étymologique du terme. Les habitants ne savent même pas si leur cité fait partie d’un programme développement de l’APC. A défaut, l’APC de Mostaganem doit songer un jour pour apporter à la cité un minimum d’équilibre par des programmes de développement rationnels.

À propos Charef Kassous

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