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Secteur de l’éducation à l’horizon 2035: Le défi d’une école de qualité

Le défi d’une école de qualité est-il réel? Tout porte à croire qu’il s’agit d’un chantier ouvert qui dure. C’est même l’un des projets importants du secteur de l’Education nationale. C’est un vrai secret de polichinelle de dire que l’école va mal. Les techniques pédagogiques de l’enseignement sont souvent obsolètes. Ce n’est pas sans raison que l’élève mal enseigné ou formé, se tourne souvent vers les rattrapages et les cours supplémentaires. L’enseignement de qualité a, pour longtemps, fait défaut. Seulement voilà, force est de relever que le secteur veut passer d’un enseignement quantitatif vers un enseignement qualitatif. Il s’agit en clair d’une volonté manifeste d’une rupture avec les méthodes d’enseignement classiques. Pour cela, les ambitions ne manquent pas. Il s’agit de délaisser un enseignement considéré «paresseux» qui a longtemps prévalu dans les méthodologies de la pédagogie. Le secteur de l’Education étale ses projections sur l’année 2035. C’est un long processus d’adaptation de l’enseignement quantitatif aux normes internationales. Il en est de même pour la nécessité de moderniser les méthodes d’apprentissage chez l’élève. Le Directeur général de la pédagogie au ministère de l’Education nationale, Farid Benramdane, livre les grandes lignes de cette politique de l’école de qualité. Il a fait savoir mercredi à Alger que le défi le plus important auquel fait face le secteur de l’éducation à l’horizon 2035, était d’atteindre une école de qualité. Le premier segment de cette politique de «l’école de qualité» porte sur l’aspect pédagogique et la correction des erreurs dans les copies d’examen des élèves. D’où la nécessité de traitements pédagogiques. Cela a forcément un impact certain sur l’enseignement de qualité. « L’Ecole algérienne qui se basait auparavant sur l’enseignement de quantité, tend aujourd’hui atteindre la qualité en formant des élèves jouissant d’un enseignement qualitatif conformément aux normes internationales », a-t-il relevé. M. Benramdane s’exprimait lors d’une conférence-débat organisée par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG) sous le thème « L’école algérienne à l’horizon 2035: situations, enjeux et défis ». A ce propos, le même responsable a rappelé que l’étude effectuée par le ministère de l’Education nationale en 2015 en se basant sur les copies d’examen des élèves (langue arabe, langue française et mathématiques) avait permis de recenser 500.000 fautes. Il s’agit d’une approche adoptée par le ministère de l’Education après avoir constaté ce grand nombre d’erreurs. Il ajoute que la correction de ces fautes dès le début aura un « effet positif » sur l’école algérienne. M. Benramdane a mis en avant l’impérieuse obligation de passer de l’enseignement traditionnel à la diversification des méthodes d’apprentissage. Cela passe par l’apprentissage des expériences des pays pionniers en la matière à l’image de la Corée du Sud. Ce pays d’Asie « a su réformer son système éducatif à travers une seule génération », dit-il. Selon M. Benramdane, ce programme international destiné aux élèves âgés de 15 ans, tend à évaluer leur capacité à résoudre les problèmes rencontrés au quotidien, en utilisant leurs connaissances et savoir-faire acquis dans trois domaines bien déterminés: l’écrit (la lecture), les mathématiques et les sciences, et à exprimer clairement leurs avis à l’égard de ces difficultés. Concernant la compétition de la moyenne mondiale de mathématiques, l’Algérie « a obtenu 360 points, alors que la moyenne mondiale est de 490 points, contre 376 points pour les sciences pour une moyenne mondiale de 493 points », poursuivit-il. Il ajoute « ce qui nous importe à l’heure actuelle, ce n’est pas le classement mais plutôt la méthodologie et la manière d’améliorer le niveau d’enseignement en Algérie, conformément aux objectifs nationaux répondant aux constantes nationales ». Revenant au volume horaire, l’intervenant a rappelé que de 2004 à 2014, les cours se sont étalés sur 22 semaines, alors que la moyenne mondiale varie entre 34 et 36 semaines, expliquant ce fait par « les mouvements de grève enregistrés dans le secteur durant la dernière décennie, soit l’équivalent de deux années de cours perdues ».

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