Accueil » Chronique » Pôle & Mic: Les «spectres» des législatives!

Pôle & Mic: Les «spectres» des législatives!

A chaque rendez-vous électoral, le spectre du boycott des partis politiques ressurgit. Des personnalités politiques menacent de recourir à cette option si le Pouvoir ne donne pas de garanties suffisantes pour une élection libre. Le parti Talaie El Houriyet de Ali Benflis comme Sofiane Djillali et tant d’autres de l’opposition à l’image du RCD qui affiche ses craintes à une participation dont les résultats seraient en faveur des partis du sérail. Le boycott est devenu comme une menace et une tradition chez nous où les partis réclament plus de transparence dans le contrôle et le suivi des élections. Le pouvoir a, lui aussi, peur d’un boycott «massif» des partis animant l’opposition car elle pourrait influencer sur le taux de participation. En ce moment de crise et de «takachouf», le Pouvoir cherche et œuvre pour un taux de participation appréciable pour ne remettre en aucun cas les décisions du futur parlement. Un faible taux de participation affaiblira, sans aucun doute, le Pouvoir et, peut-être, même l’Etat. Pour l’heure, le Pouvoir ne désarme pas pour convaincre les partis de la classe politique que les élections seront libres et qu’ils auront le pouvoir de contrôler le déroulement des élections. De l’avis des spécialistes, le Pouvoir serait même prêt à faire une ou deux concessions dans les dispositions du contrôle et surveillance des élections rien que pour encourager les partis à y participer. Mais pour le moment, aucun parti n’a clairement annoncé son retrait. Si le RCD, le parti Talaie El Houriyet de Ali Benflis, le FFS, le PT ou un parti islamiste décident de se retirer de la course, le Pouvoir sera dans le désarroi. Mais le Pouvoir fera tout pour que les partis y participent et que si le boycott y sera, il ne sera adopté que par certains. La coordination de l’opposition comme d’autres alliances tentera de faire de la pression sur le Pouvoir pour plus de liberté et d’indépendance et de neutralité de l’administration dans ce jeu électoral.

À propos B. Nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*