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Disparition des espaces publics de «bibliothèques ambulantes»: Le lecteur laissé sur sa faim

Lire c’est un art, apprendre c’est être à l’abri de l’inculture. Force est d’admettre aujourd’hui que le citoyen lambda s’ennuie à mourir faute de pouvoir combler son temps. Inutile de chercher les raisons. D’une part, il est livré à la merci des prix excessifs des livres pratiqués par les vendeurs et les maisons et d’autre part en l’absence d’une politique réelle d’encouragement et de promotion à la lecture. Le citoyen qui a tendance à recourir davantage à l’internet et aux livres «commandés» de l’étranger aux prix, ne lit plus à sa faim. Ainsi, le livre de poche ainsi que les livres de l’innovation et des sciences de technologie de production récente sont quasiment introuvables hormis peut etre les anales, les livres pour enfants, les livres de religion, les romans d’écrivains ou encore les livres d’histoire et de géographie. Nos bibliothèques sont pauvres en livres de recherche et des sciences modernes comme les sciences spatiales, les technologies de pointe, les sciences de l’information et de la communication, la robotique ou la génie industrielle. Les bibliothèques municipales comme leur nom l’indiquent, ne regorgent que des livres pour les étudiants encore que ces derniers sont, dans l’écrasante majorité des cas, «vieux» et «dépassés». Concernant les prix, il faudra repasser. A titre d’exemple, le livre de poche est remis en «cachette» et à la tête du client au niveau des vendeurs ambulants qui profitent de leur rareté afin de gonfler les tarifs qui sont au bout du compte hors de portée. Les bibliothèques «ambulantes» pour ainsi dire, ont disparu des espaces publics après avoir fait une brève apparition il y a quelques années. Le lecteur n’est plus alléché par les titres et les productions récentes qui sont inexistants pour ne pas dire rarissimes, il se trouve qu’il se tourne souvent vers les livres dits de «consommation». Les bibliothèques ambulantes jouaient jadis un rôle prépondérant sur le plan de l’incitation et de l’anticipation. Elles permettaient à des franges entières de la population (pas forcement les étudiants et les fonctionnaires) notamment aux jeunes non seulement de s’initier et de se former mais d’être mis au parfum des dernières innovations. Il ne faut pas s’étonner de voir que certains titres de livres qui font «fureur» dans le monde demeurent absents sur le marché en raison de leur cherté. Il va falloir, à ces bibliothèques ambulantes, non seulement de reconquérra les espaces publics qu’elles avaient longtemps adulé puis mystérieusement boycotté depuis, mais également de s’adapter aux exigences du lecteur qui se tourne vers de nouveaux horizons. Cela étant, il se trouve que même si les titres sont disponibles en abondance chez les vendeurs il n’en demeure pas moins que personne ne s’en procure soit à cause des prix soit de l’absence de thèmes spécialisés et innovateurs dès lors qu’il est faux l’argument, selon lequel le citoyen ne lit plus mais c’est parce qu’il ne trouve pas toujours ce qu’il cherche. «Envahi» par la richesse de la matière de l’Internet et l’audiovisuel, s’il lui arrive à peine de lire son journal quotidien, c’est qu’il y a de l’espoir qu’il continue de lire malgré tout.

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