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Mostaganem: Des zones d’activités sans activités

De nos jours l’activité industrielle est l’axe nodal pour l’économie d’une région et Mostaganem ne fait pas l’exception. Car une économie qui ambitionne une place sur l’échiquier national doit répondre à certains critères. Le premier critère, c’est d’abord la vision qui repose sur des besoins planifiés. Ceci veut dire que l’organisation industrielle, agricole, touristique et des services doit avoir fait l’objet d’études. Des études viables qui s’appuient sur la réalité d’une localité. Des études qui serviraient de tableau de bord pour l’émergence économique de la région. A Mostaganem, beaucoup de mécanismes font défaut pour la mise sur pied d’un tissu industriel conforme aux nécessités économiques. Dans la wilaya, l’industrie peine à repartir car les différents organismes, chambre de commerce, patronat et représentants d’entreprises n’ont pas de perspectives clairvoyantes propres pour impulser, réorganiser et promouvoir l’activité industrielle. Afin de faire émerger l’activité industrielle l’autorité locale a, depuis des années, travaillé sur des facilitations à plusieurs niveaux. Le premier est l’aménagement des zones d’activités à travers le territoire de la wilaya. Des aménagements qui ont coûté cher au trésor public. Même après habilitations, réhabilitations et mises à niveau du foncier industriel, beaucoup d’investisseurs n’ont pas suivi la conception de l’autorité dans le projet globale de produire. Ensuite, viens la série de facilitations, octroi de terrain, facilitation du dossier de dépôt du permis avec la création du guichet unique, les aides fiscales et parafiscales et le reste… Même ainsi, l’activité industrielle n’a jamais été à la hauteur des ambitions de l’autorité. A observer de près, dans certaines zones d’activités comme celles de Mesra et Sidi Ali et la zone de dépôts de Mostaganem, la majorité des investisseurs ont procédé à des clôtures, ils construisent leurs demeures mais ils ne se sont jamais préoccupés de l’activité industrielle. Même après la réhabilitation de ces zones, beaucoup de chantiers sommeillent. Certaines parcelles octroyées n’ont que le mur d’enceinte sans aucune activité en vue. A observer le rythme des travaux en cours, les futures usines risquent de ne pas voir le jour avant très longtemps. Un état des lieux déplorable allant dans le sens inverse de la politique d’impulser l’investissement. Nombreux sont les investisseurs qui ont bénéficié du foncier industriel ces derniers mois mais ne sont pas allés jusqu’au bout de leurs projets. Un sujet qui fâche vraiment car beaucoup d’avantages sont restés vains. La création de l’emploi, le développement local et l’apport en richesses demeurent, à Mostaganem, une utopie. Les seules zone qui semblent maintenir le cap de l’investissement, c’est bien Fornaka dans la Daïra de Ain Nouissy et Souk Ellil à Sayada. Les aspirations de la wilaya étaient surtout encourager l’activité de transformation des produits agricoles donc asseoir un projet en agroalimentaire. Il y a des zones où certains industriels ont projeté des extensions de leurs activités, le foncier existe mais derrière des murs de clôture. Il faut aussi rappeler que les autorités locales, agacés par une telle conjoncture, ont démarché la récupération du foncier industriel par des procédures juridiques. Mais la situation continue à être morose pour l’avenir industriel de Mostaganem. Faut croire que certains ont pris en otage le foncier et la production industrielle avec. Dans ce cas, il serait opportun la création, par le wali, d’une instance pour suivi et contrôle.

À propos Charef Kassous

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