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84% des marques nationales non conformes à la législation: Attention au café que vous buvez !

Elle a mis en garde deux marques de café, «les plus commercialisées», de se conformer à la réglementation sous peine d‘être citées. L’organisation qui se veut pour l’heure clémente, a également tenu à avertir que, dans trois mois, elle va répéter les analyses du café. Les producteurs récalcitrants sont, ce faisant, grandement mis devant leur responsabilité par l’APOCE qui promet de passer à l’action lors des prochaines analyses. «Faites très attention au café que vous buvez», ont pour leur part averti les spécialistes. De son côté, le président de l’APOCE se veut catégorique : Nous ferons tout pour que le consommateur algérien ne soit pas empoisonné. Ainsi, il se trouve que la fabrication du café, pour ce qui concerne deux marques, est vivement contestée par l’APOCE. Il s’agit de la non-conformité avérée du point de vue d’addition d’intrants dans la fabrication du café, ce produit tant stratégique. En clair, ce qui n’est pas sans violation par les fabricants de la législation en vigueur. La grande révélation du jour tient du fait que pas moins de 84% des marques nationales de café sont non conformes aux normes requises par la législation. C’est néanmoins ce qu’a indiqué samedi le président de l’Organisation algérienne pour la protection et l’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), Mustapha Zebdi. Il est utile de noter que les analyses physicochimiques du café produit ont été soumises par l’APOCE à trois laboratoires algériens différents. Elles ont concerné le taux de sucre additionnel dans le café et son étiquetage réglementaire concernant douze marques de café produites localement, a indiqué M. Zebdi, lors d’une conférence de presse. Le taux du sucre dan le café a été la principale infraction relevée. Il y a aussi le non respect du « mentionnement » des matières ajoutées. L’absence de conformité concerne soit le taux de sucre élevé, soit le non respect de la mention des matières ajoutées et leurs taux sur l’emballage comme exigé par le décret exécutif de février 2017 fixant les caractéristiques du café ainsi que les conditions et les modalités de sa mise à la consommation, explique-t-on de mêmes sources. Tout compte fait, selon l’article 19 du texte de loi, les producteurs qui incorporent du sucre, du caramel ou de l’amidon au cours du processus de torréfaction doivent indiquer de manière lisible, visible et indélébile la dénomination « café torréfié au sucre » ou « café moulu torréfié au sucre ». Le décret précise aussi le taux de matière additionnelle qui ne doit pas excéder 3% du produit final. Le résultat des analyses a démontré que parmi les 12 marques, cinq (5) contiennent un taux de sucre « satisfaisant » du point de vu sanitaire (- 3%), cinq autres ont été décrites comme « acceptables » (autour de 3%) et deux (2) ont été citées comme des « tromperies » (10 et 14%). Ainsi, M. Zebdi a appelé les propriétaires des deux marques, parmi les plus commercialisées sur le marché national, à se conformer à la législation sous peine de citer leurs noms lors de prochaines analyses de l’APOCE. « Durant les trois (3) prochains mois, nous allons répéter ces analyses et nous citerons le nom des deux marques qui ne respectent pas la réglementation pour qu’elles n’empoisonnent pas le citoyen algérien », affirme ainsi le président de l’APOCE. Selon le même responsable, les matières additionnelles ajoutées peuvent contenir de l’acrylamide. Une matière considérée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme représentant un risque pour la santé humaine. « Brûler le sucre génère de l’acrylamide qui est cancérigène lorsqu’il est consommé à un certain taux », explique ainsi M. Zebdi. Il ajoute que cette matière est également présente dans les chips et la viande grillée notamment. M. Zebdi a appelé à l’annulation du décret exécutif de février 2017 qui, avec l’autorisation des matières additionnelles dans la production de café, a laissé « un grand vide juridique ». Il a expliqué que ces excès sont permis du fait de la difficulté pour les laboratoires nationaux d’évaluer le taux d’acrylamide dans le café.

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