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Oran comptait, avant l’indépendance, au moins 34 salles de cinéma: A quand la «florescence» du  cinéma de proximité?

Oran est une ville du cinéma par excellence. Combien avait-il de salles de cinéma et de spectacle? La réponse à cette question qui mérite aujourd’hui plus que jamais d’être posée, risque d’étonner les spécialistes. Il n’y a pas que l’effet de la parabole mais aussi l’oubli et l’absence prolongée de nouvelles productions capables de tenir en haleine les spectateurs devant le grand écran, pendant des décennies. Les noms des anciennes salles peuvent vous procurer de la nostalgie: «Lido» (Gambetta), «Bon accueil» (HLM), «Régina» (Mont-plaisant), «Olympia», «Alcazar» et «Alhambra» (Saint Eugène), «Monaco: ex-Tivoli» (rue de Mostaganem), «Century» (Soummam), «Escurial» (Bd Emir Abdelkader), «George V: ex-Rio», «Balzac: ex Rialto», «Régent» (rue Larbi Ben Mhedi), «Mogador», «Studio des Jeunes» et «Pigalle: ex-Richelieu» (St Pierre), «Idéal» (Place des victoires), «Lynx: ex-Ritz», «Cinémathèque: ex-Miramar et ex-Vox» (Miramar), «Empire» et «Club» (rue Khémisti), «Familia» (Sidi Houari), «Paris» (boulevard Maata), «Rex», L’Eldorado (Rue de Tlemcen), «Le Plaza» (avenue Oujda), «Mondial» (Choupot), « Magic» (Sananès), «Capitol» (Boulanger), «Lux» (Hamri), «Kid» (Cité Petit), «Royal» ( Place 1er Novembre), «Roxy» (Bd Adda Benaouda), «Salle de projection» (église de St-Eugène), cinéma populaire (Dar Beida face Caserne), pour ne citer que ces salles de cinéma. C’est quasiment fou ce qu’abondait la ville en structures de loisir et de divertissement de premier choix avant l’indépendance. La majorité est soit fermée, abandonnée, rasée ou reconvertie en d’autres activités. Chiffres à l’appui, Oran comptait à l’époque plus de trente (30) de salles de cinéma. Ces salles engendraient de véritables fourmilières et faisaient la fierté de toute la population. Force cependant est de s’apercevoir qu’on en compte aujourd’hui pas plus de 3 à 4 seulement qui sont fonctionnelles et qui forcent l‘admiration grâce à leur réhabilitation . Seulement voilà, est-ce suffisant? Pour la petite histoire, cette armada de salles s’ajoutaient aux autres dans les villages et communes pendant la faste période des années 70-80 comme à Gdyel, Arzew, Misserghin etc… En tout, il y en avait à Oran, 01 à 03 cinémas par quartier. C’est une partie du trésor du patrimoine (combien riche) qui s’en est allée et dont il ne reste que des traces indélébiles témoignant la grande épopée du grand écran et du spectacle qui s’y faisaient. Le cinéma tente aujourd’hui de renaître et de résister. Le Festival international du Film arabe en est une parfaite illustration. Que de noms l’ont adopté et y ont laissé leurs empreintes! Oran renouera-t-elle avec le «cinéma de proximité» comme il s’y faisait jadis? Est-il le temps du retour fracassant des salles de cinéma abandonnées dans leur triste sort dans cette ville millénaire qui a marqué l’histoire? Des salles du reste qui n’avaient rien à envier à celles en France et qui avaient accueilli entre autres des chanteurs célèbres de l’époque tels Johnny Hallyday (au Régent), Paul Anka (à l’Empire). A présent, le public oranais peut d’enorgueillir du fait qu’il se rattache progressivement avec son cinéma. Il commence à redécouvrir, grâce au courage des amoureux et ses adeptes, l’autre cachet de cette ville antique.

À propos B.H.

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