Accueil » Économie » Projet de loi de finances 2019: 100 milliards de DA aux plans communaux de développement

Projet de loi de finances 2019: 100 milliards de DA aux plans communaux de développement

Ceci dit, les PCD ont toujours été un vrai casse-tête pour la majorité des communes du pays qui aspirent à améliorer la prise en charge des besoins des citoyens. Le ministère de l’Intérieur fait montre d’une volonté ferme afin d’appuyer et d’accompagner les efforts entrepris par les communes. « Une enveloppe de 100 milliards de dinars a été allouée aux plans communaux de développement (PCD), ce qui reflète la forte volonté des autorités et leur détermination à poursuivre l’appui de la commune en vue de réaliser un développement local réel et global et lui permettre de répondre aux besoins directes des citoyens et de prendre en charge les projets locaux de proximité », dont les projets d’approvisionnement en eau potable (AEP), d’assainissement et de désenclavement », a en effet précisé M. Bedoui. Le ministre de l’intérieur s’exprimait lors de la présentation d’un exposé devant la Commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) sur le budget de son secteur, dans le cadre du PLF 2019, en présence du ministre des Relations avec le Parlement, Mahdjoub Bedda. A ce propos, le ministre a indiqué que la répartition de ces affectations aux communes s’opère « en concertation » dans le cadre d’une commission entre les ministères des Finances et de l’Intérieur sur la base de « critères objectifs et d’indicateurs démographiques, géographiques et financiers » . »Le volume des affectations accordées aux Collectivités locales à travers la Caisse de solidarité et de garantie des Collectivités locales connaîtra une baisse sensible », a expliqué M. Bedoui. Le ministre de l’Intérieur a annoncé une autre bonne nouvelle. Des prêts relais temporaires sont accordés aux collectivités locales pour le financement des projets générateurs de revenus. La Caisse de solidarité consacrera durant 2019 « des aides au fonctionnement, à l’équipement et à l’investissement » en faveur des collectivité locales. Il a ajouté que la Caisse de solidarité et de garantie des Collectivités locales poursuivra ses efforts pour l’accompagnement du nouveau rôle économique des Collectivités locales à travers « l’affectation d’une enveloppe financière sous forme de prêts relais temporaires destinés au financement des projets générateurs de revenus ». A noté que l’élaboration du budget du ministère de l’Intérieur de 2019 a servi plusieurs axes dont « la rationalisation des dépenses et une plus grande maîtrise de l’affectation des ressources », outre la mise en place de la stratégie de modernisation de l’administration et d’un programme de formation global au profit des cadres et fonctionnaires locaux et centraux ainsi que des élus locaux, a-t-il fait savoir. Le ministre a cité également la poursuite des mesures d’amélioration du service public, l’accélération de la cadence de réalisation des projets et la priorisation de l’inscription de nouveaux programmes au profit des wilayas déléguées, du développement des zones frontalières et de la prise en charge optimale des risques. Le budget de fonctionnement de son secteur a fait l’objet d’une baisse de 3.34% par rapport à 2018″, note Bedoui. Cela avec de légères hausses pour certains services, à l’image de la Direction générale de la Sûreté nationale (1.98 %) et la Protection civile (0.46 %). Le budget de la Direction générale des télécommunications a augmenté de 9.27 %. « Le nombre des postes budgétaires proposés pour 2019 s’élève à 420033 dont 379329 permanents et 40704 contractuels », a-t-il encore dit. Le budget d’équipement va surtout au parachèvement des projets en cours de réalisation tel qu’ils ont été approuvés explique le ministre de l’Intérieur et ce dans le cadre du « respect des orientations du Gouvernement portant plafonnement des dépenses pour la maîtrise de la dépense publique encadrée à moyen terme 2018-2020 ». Le budget d’équipement prévoit « 17 nouvelles opérations pour une enveloppe de 9.999 millions de dinars ainsi que la réévaluation de 17 opérations ». Le ministre a ajouté que ses Services ont adopté « six dispositions législatives proposées » dans le but de « réadapter » certaines taxes fiscales, dont « le paiement d’un montant de 1500 DA au titre de droits de timbre sur le visa de prolongation de séjour en Algérie pour les ressortissants en situation régulière, valable pour une durée de 16 à 30 jours. Ce montant était de 1800DA pour le visa de prolongation de 31 à 45 jours ». Les Collectivités locales ont été « autorisées » à octroyer des aides à d’autres Collectivités locales et l’orientation de la taxe sur les pneus neufs importés au profit de la Caisse de solidarité et de garantie des collectivités locales au lieu du budget des communes.

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*