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RPH à Mostaganem: Des abus et des interrogations

A Mostaganem, certaines politiques pas bien réfléchies ni bien concertées n’ont engendré que des désagréments et parfois des injustices involontaires. De l’une, les locaux du programme de son excellence le Président de la République n’ont jamais atteint les objectifs escomptés. De l’autre, le relogement dans le cadre du RPH n’est pas non plus une mission accomplie laissant en l’air des préjugés jusqu’à aujourd’hui inexprimés. C’est ce dernier là qui fâche, un sujet qu’il va falloir que les autorités locales lui consacre plus d’attention. Car ces différentes opérations de relogement dans le cadre de l’éradication du l’habitat précaire, telles menées, n’ont fait que désavantager les vrais demandeurs de logement. La réalité est que la majorité des familles venues d’ailleurs, probablement non nécessiteuses, ont occupé des logements ciblés par la campagne du RPH et à la fin, elles se sont vues attribuer des appartements neufs. D’autres, à travers de réseaux bien implantés, des centaines de familles se sont érigées en bidonvilles tels que Typhus(I ) et Typhus (II ) ont bénéficié elles aussi de logements. En son temps, cette méthode de distribution exécutée d’une manière hâtive et non orthodoxe a laissé des familles vraiment nécessiteuses de logement sur la paille. Les modalités d’attribution ne sont pas celles convenables pour avoir accompli une justice sociale. Des gens se sont constitués en comités de quartier et n’ont jamais été vérifiés si oui ou non, ils sont titulaires d’un agrément. A Mostaganem, ces opérations ont puisé la grande quantité de logements des programmes de l’habitat social bien évidement, au détriment des natifs de la wilaya qui attendent à être relogés depuis des lustres. Aujourd’hui, une question reste à poser. A-t-on vraiment éradiqué le logement précaire? Beaucoup s’accordent à dire qu’il y a des bénéficiaires du RPH qui ont revendu leurs logements pour repartir ailleurs se reloger dans des bidonvilles. D’autres les louent à des tiers à l’année, d’autres les louent uniquement d’octobre à fin mai. Certains sont revenus réoccuper leur logement initialement statué précaire. Certains n’avaient peut-être pas besoin d’un logement plutôt d’un capital. La truanderie continue car les  »spécialistes » du logement acquis continuent à ériger des baraquements avec lots et baraques achetés par l’intermédiaire d’un réseau bien établi. Ceci nous amène à dire que du fait qu’il n’y ait eu jamais un suivi des demeures à moitié démolies, certaines familles seraient revenues les réoccuper. Eradiquer ainsi, les bidonvilles n’est qu’une utopie, la méthode est donc une fiche à revoir.

À propos Charef Kassous

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