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Point de Vue: Handicapés et administration handicapante

Eternels laissés-pour-compte, oui, c’est le mot qu’il faut à l’endroit qu’il faut. C’est pauvres andicapés sont en fait des victimes de certains politicards, politiquement handicapés. Et, si on ôtait les actes ostentatoires, dangereusement populistes, l’handicapé en Algérie, toutes catégories confondues, souffrirait  plus d’une politique «handicapée», mise en place, je ne sais si c’est, pour ou contre lui, que de son propre handicap. Je peux le jurer sur la tête de ma mère que l’handicapé dans mon pays oublie à quatre vingt dix pour cent du temps, qu’il n’est pas comme les autres, jusqu’à ce qu’il s’approche d’une de ces administrations chargées de lui conférer un droit ou lui régler une situation. Justement, ça parle trop, mais ça ne fait que peu de choses. Ça parle surtout, de cette expression  répétée à satiété, surtout en saison de «rut» électoral: la nécessité de réintégrer la catégorie des handicapés comme citoyens de plein droit. Les textes sont là, pour témoigner de la bonne et irréprochable intention de l’Etat, à l’égard de cette «caste»- si vous voulez-.  Mais, qui en témoignerait de l’application à bon escient de ces textes? En revanche, la situation déplorable des handicapés est là, pour en témoigner le contraire. Elle est également là, pour mettre à nu certains responsables, sachant  bien discourir et …avec une démagogie emphatique, intervenir sur les colonnes des journaux et sur les ondes des chaînes de radio et TV. Ils disent  qu’ils ont fait, qu’ils ont réalisé. Un bout de temps après, une réalité regrettable répliquerait à leurs allégations que l’essentiel n’a pas été fait. Heureusement qu’il existe cette journée nationale de l’handicapé, façon de nous rappeler que cette catégorie de citoyens existe aussi. Une occasion pour faire le bilan de ce que nous avons réalisé, par rapport à ce que nous avons projeté, et …bien sûr, et de toute évidence, par rapport, à ce que nous avons prétendu. Comme par malheur, les bilans sont, la plupart du temps, négatifs, même en faisant recours à «la surfacturation» des faits, soi-disant, réalisés. De quoi pourrait-il s’agir donc? Et bien, la façon de gérer souffrirait-elle de quelques handicaps. Que pourrait-on donc appeler cette bureaucratie, ce piston, ces passe-droits, si ce n’est pas des handicaps, achoppant la bonne marche de la chose publique. C’est un mal sociétal dont tout le monde en paye les conséquences, mais ces pauvres handicapés vont payer plus que les autres bien portants. Pour la simple raison, qu’ils sont handicapés.

À propos A. BenAbdellah

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