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Point de Vue: « Il était une fois en Algérie »

Un jour de l’année 1960, les représentants de douze entités,  de ce qui vont devenir plus tard des Etats africains, étaient présents pour la signature de documents entérinant l’accès de leur pays  à l’indépendance. En ce moment décisif de l’Histoire du Continent  « noir », la guerre pour l’indépendance en Algérie était à son paroxysme. Les deux voisins, le Maroc et la Tunisie, viennent, il y a quelques années de jouir respectivement de leurs libertés. Mais qu’elle a été la relation entre ces trois cas, pourtant géographiquement séparés ? En ce moment également, la force d’occupation coloniale était, elle aussi, plus déterminée que jamais à mater la révolution en Algérie ou l’insurrection, voire les événements, selon les thèses colonialistes. Il n’est pas question que le « joyau » des colonies échappe à l’exploitation française. En fait, la relation entre ces circonstanciels événements, est que les décisions d’indépendance, octroyées aux deux pays maghrébins et ensuite aux douze pays africains, était une manœuvre stratégique de la part de la force colonialiste en vue de redéployer ses forces sur le continent africain et se consacrer uniquement, en focalisant ses forces sur la révolution algérienne. Le but, c’était de mater cette révolution populaire. Ainsi, l’Algérie et sa grande révolution avaient joué un rôle de premier plan, peut-être sans le vouloir, pour que le continent se débarrasse du poids colonialiste l’ayant étriqué. Après l’indépendance, l’Algérie, c’est comme, si elle s’est faite un vœu de se consacrer entièrement à aider tous les pays gisant toujours sous la masse colonialiste. De cette façon, l’Algérie avait obtenu le titre qu’elle méritait de « citadelle des révolutionnaires ». Les Mandela, les Che Guevara, les chefs de la résistance palestinienne y avaient longuement séjournés. Au cours des vingt premières années de l’indépendance, Alger est devenue un carrefour où tous les révolutionnaires du tiers –monde  se donnaient rendez-vous. Il n’y avait pas à cette époque un mouvement independiste ne possédant pas une représentation en Algérie. Vietnam, Guinée Bissau, Angola, Mozambique, Palestine, Sahara Occidental et j’en passe…. Dans tous les forums internationaux, la diplomatie algérienne était mobilisée pour la circonstance. Elle ne manageait aucun effort, en vue de se faire le porte-parole de ces peuples aspirant à la liberté. Tous les autres moyens étaient également mis à la disposition de ces nations éprises d’émancipation : armes, formation militaire, argent et tous autres moyens nécessaires, pour mener à bien un combat révolutionnaire. De toute façon, même si nos générations montantes n’avaient vécu ces moments hautement nationalistes, l’Histoire retiendra que ce pays féru de militantisme, était une fois un refuge pour les peuples –parias. C’est malheureux, qu’il soit devenu un pays comme un autre.

À propos A. BenAbdellah

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