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Formation et Enseignement Professionnels: Le dialogue comme stratégie du gouvernement

Contexte économique oblige, une «stratégie» est élaborée par le Gouvernement Sellal concernant la promotion du rôle de la formation et de l’enseignement professionnels. Une stratégie qui s’est avérée au final payante au vu des performances et des chiffres. Le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels ne fait pas mystère du rôle du «dialogue» dans la prise de décisions, allant dans le sens de promotion de la formation et de l’enseignement professionnels. Pour la gouverne, cette «stratégie» s’appuie sur le «dialogue». Ce mécanisme s’avère une nécessité pour oeuvrer à améliorer la qualité de la formation professionnelle. Ce sera dorénavant le leitmotiv du Gouvernement en ce sens que la formation professionnelle a un rôle à jouer dans le développement de l’économie du pays, étant une source génératrice de richesses. Le dialogue est la nouvelle «arme» de la stratégie du secteur.

Ce dernier, comme le témoignent les chiffres, a enregistré un saut qualitatif tant en effectif qu’en moyens mis en place. Côté effectif, un total de 578.000 stagiaires et apprentis a été enregistré. Le secteur assure également dans le cadre de diverses formules, la formation de plus de 100.000 stagiaires. Tels chiffres  renseignent, on ne peut mieux, sur l’efficacité de cette stratégie. Pas seulement, il est suggéré que ce mécanisme qu’est le dialogue, est une alternative de coordination, entre «tous les secteurs » spécialement avec le partenaire social dont le rôle prépondérant est pourtant quasiment reconnu en ce qui concerne l’évaluation et l’amélioration des conditions des travailleurs stagiaires ou de ceux en formation continue dans les  différents centres et instituts de la formation professionnelle.

Tout compte fait, le Gouvernement prône l’association de «tous les acteurs» sans exception, dans sa stratégie concernant la formation et l’enseignement professionnels. Pour cela, le ministère fait du dialogue un choix somme toute incontournable de cette stratégie. Dans ce registre, le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, a mis l’accent, jeudi à Alger, sur l’importance du dialogue et de la concertation pour la mise en oeuvre de la stratégie du gouvernement visant à améliorer la gouvernance de la formation et de l’enseignement professionnels, dans tous les domaines. M.Mebarki a longuement mis en avant la nécessité d’oeuvrer à l’«amélioration de la qualité de la formation». De même qu’il a axé sa plaidoirie sur l’importance du «dialogue» et de la «concertation» entre les différents acteurs du secteur. Le ministre qui s’exprimait sur la question, présidait une rencontre nationale en présence des directeurs de wilaya de la formation et de l’enseignement professionnels. Cette réunion était consacrée à l’évaluation de la rentrée de septembre 2016 ainsi qu’à la définition d’un «Plan d’action» 2016-2017 du secteur. Le ministre souligne que les mesures arrêtées dans la stratégie du gouvernement, « doivent être mises en oeuvre et développées, dans le cadre de la concertation et du dialogue permanents avec le partenaire social autour des conditions des travailleurs. Ce qui contribue, selon le ministre, à la création d’un «climat serein favorisant le développement du secteur ». Il a assuré que son Département « ne ménagera aucun effort, pour prendre en charge les conditions sociales et professionnelles des travailleurs, dans le cadre des règlements en vigueur». Le ministre a  toutefois précisé que cette prise en charge doit être aussi dans le cadre de la solidarité selon lui bien implantée dans le secteur ». Il a expliqué qu' »il s’agit de permettre la promotion à tous, par le mérite. Ceci va se traduire par l’acquisition et l’actualisation des connaissances des travailleurs et des compétences des formateurs. La raison,  selon le ministre, est que «les métiers évoluent aux rythmes des évolutions techniques et technologiques ». Le ministre appellera, à cette occasion, les acteurs du secteur à « s’engager dans la voie de la modernisation du fonctionnement de l’administration ». Il soutient  que « c’est dans ce sens que le système de suivi, d’évaluation, et d’inspection, prend tout son sens ». « Je voudrai que très vite nous nous intéressions à réviser le système d’inspection pour gagner en efficacité dans la gestion et dans la formation », insiste-t-il  En ce qui concerne le bilan du secteur pour l’année 2016, il a estimé que « la rentrée de septembre 2016 s’est déroulée dans de bonnes conditions à tous les niveaux, puisque nous avons atteint les objectifs visés ». Cette réussite est le résultat du « travail sérieux et méthodique » des directeurs de l’Enseignement et de la Formation professionnels, ainsi que tous les travailleurs du secteur et autres acteurs concernés, a-t-il affirmé. Il a précisé, dans le même sillage, que « sur une offre globale de 424.000 postes de formation, un effectif de 303.000 stagiaires et apprentis a été effectivement incorporé dans les différents modes et dispositifs de formation initiale et continue ». Cet effectif « vient s’ajouter aux 275.000 reconduits, pour totaliser 578.000 stagiaires et apprentis », a-t-il indiqué. En outre, le secteur assure « dans le cadre de diverses formules, la prise en charge de la formation de plus de 100.000 stagiaires », a rappelé le ministre. « Ce sont donc, quelque 700.000 apprenants qui sont inscrits à la formation professionnelle », observe-t-il. M.Mebarki appelle à « continuer les actions qui ont bien fonctionné, et mettre en place des mesures complémentaires pour améliorer la démarche, dans le cadre de la stratégie du secteur ». Il explique que cette stratégie repose sur « le renforcement des capacités d’accueil, d’équipements technico-pédagogiques et d’encadrement ». Le but est de répondre à la demande sociale de formation aux métiers. Contexte économique oblige, le renforcement des capacités d’accueil « doit se faire dans le cadre d’une gestion rationnelle des moyens », selon Mebarki. La stratégie adoptée à cet effet, a-t-il poursuivi, « repose essentiellement sur la mobilisation des responsables gestionnaires et de leur formation permanente, d’un côté, et la rigueur dans la gestion des moyens, de l’autre côté ». M. Mebarki a mis l’accent, par la même occasion, sur la nécessité d’une « restructuration de l’enseignement professionnel ». Il a déploré, à ce propos, que la situation actuelle de ce cursus « continue à connaître un faible engouement des admis au cycle post-obligatoire, à intégrer l’enseignement professionnel, puisque seulement entre 400 à 500 élèves réorientés de la 1ère année secondaire, sont inscrits annuellement au niveau des instituts d’enseignement professionnels (IEP) ».

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