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Mostaganem: Les partis politiques absents par l’inaction

Portes fermées, rideaux baissés, les partis politiques se retrouvent aujourd’hui en pleine hibernation. Les portes fermées, les rideaux baissés, les locaux abandonnés et l’action quasi inexistante. Les citoyens de la wilaya de Mostaganem ont compris les raisons de cette léthargie politique et ils l’ont assimilée. Ils ont compris que les formations politiques grandes comme petites apparaissent à la veille de chaque échéance électorale et ils ferment leurs portes une fois le vote fini. En général, ceux qui se chargent de faire de l’activisme politique, durant cette période, ce sont les mêmes qui se portent candidats aux élections. Les militants anciens ou ceux venus pour la campagne, déçus des résultats, abandonnent leurs partis respectifs et se font oublier par leurs camarades qui ont occupé les premiers rangs dans les listes. Dans certains partis, ceux de  »l’avant garde » surtout, la déception des militants est largement exprimée car il y a eu dans leurs parcours des parachutages de candidats qui n’ont jamais été militants. Par conséquent, les désertions sont massives mais silencieuses. Tous ont amèrement goûté aux inexplicables ingérences. Les partis sont donc devenus des tremplins pour se faire une place au soleil et ceux qui ont goutté au soleil voudront toujours revenir. A Mostaganem, il y a quelques élus qui sont à leur quatrième mandat mais à chaque mandat un parti différent. Ce qui explique que les formations politiques et en dehors des instabilités des responsables mal élus, n’œuvrent pas pour consolider leurs bases militantes. Il est fort de constater aujourd’hui que la grande motivation des pseudo militants politiques arrive à adhérer à un parti donné juste pour avoir la possibilité d’accéder à un poste de responsabilité. Les observateurs de l’activité politique locale remarquent que les partis brillent par leur absence surtout dans la gestion des affaires citoyennes même si les présidents d’APC sont de leur obédience. Leurs élus locaux leur tournent le dos et ne se rencontrent presque jamais pour débattre les affaires des citoyens. Aucune implication sérieuse devant certains problèmes qui touchent de plein fouet la société telles que la  »Harga », le chômage et autres… Pour l’instant, ce sont les pouvoirs publics qui se chargent de gérer les affaires citoyennes, pendant que les politiques se complaisent. Il est à se demander à quoi servirait un parti politique.

À propos Charef Kassous

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