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Démarrage du festival international du théâtre de Bejaia : Une édition en mode féminin

La 9ème édition du Festival international du théâtre, dont le commissaire principal est Slimane Benaïssa, et qui se déroule jusqu’au 22 octobre prochain, au Théâtre régional de Béjaïa, sous le parrainage du ministre de la Culture, mettra aussi à l’honneur le grand Comédien Sid Ahmed Agoumi. Cette édition se conjugue en mode féminin, puisque sur un ensemble de huit spectacles composant son programme, plus de la moitié est dédiée au sujet et rassemblée sous le thème générique « Propos de femmes », et ce, pour « valoriser et promouvoir le talent féminin et mettre à contribution le théâtre pour dire la condition féminine et les émotions qu’elle cache », dira M. Slimane Benaissa.
Au programme, cinq pays sont invités de l’Algérie. En plus de la France avec trois pièces, seront présentes par ordre de passage, la Tunisie, l’Egypte, la Suisse et l’Italie, avec une pièce pour chaque pays. Pour mettre en valeur la thématique du festival, dédiée aux femmes, des pièces comme « Le petit boucher » de Stanislas Cotton, ou « Une histoire Irlandaise » de la franco-irlandaise, Kelly rivière, sont au programme. «Les pièces choisies n’interrogent pas sur la condition féminine, mais rendent la parole à celles qui en sont victimes pour dire des choses qui sont tues en choisissant pour le faire la voie de la dérision et de l’humour, voire du fatalisme », soutiennent encore les organisateurs, à propos de la thématique choisie pour la première fois en Algérie pour ce genre de manifestation culturelle. L’Algérie sera présente avec l’immortelle pièce de feu Malek Bouguermouh « Hzam Lghoula », qu’il a produit en 1989, déterrée et remise au goût du temps actuel par Mouhoub Latreche. « Hzam Lghoula », est une adaptation de «La Quadrature du Cercle», de Valentine Pétrevich Kataev. Les Tunisiens présenteront « Les Trois Veuves », une histoire de partage de la douleur féminine qui aboutit à l’unité pour la construction consciente et solidaire d’une nation contre la tyrannie et l’injustice.
« Splendides Exilées », sera aussi au rendez-vous, c’est une pièce française, mise en scène par Catherine Belkhodja et écrite par Arezki Metref, une pièce qui raconte « un être perdu visité par des créatures fantomatiques qui se reconstruit sur des réminiscences du passé, à travers les parcours chaotiques de ses patientes ». Le « Petit Boucher » est la seconde pièce française montée sur un texte de Stanislas Cotton et écrite par Agnès Renaud. « Une Histoire irlandaise » est la troisième pièce française, un texte de Kelly Rivière est monté par Grégoire Faucheux et Anne Vaglio, qui est « la quête d’une fille, la recherche de son père disparu dans l’Irlande des années 60 après une vie de précarité et d’incertitude ». « Nozha fi Ardh al Maaraka » est une pièce égyptienne de Fouad Ahmed qui sera présente aussi aux côtés de Silvia Barieros, une Suissesse qui présentera sur un texte de Julien Mabiala Bissila « Zokwezo ». «Désacralisément» lucides…très lucides », est une pièce Italienne de Danièle Coppi sur une narration de Federica Troja, qui se jouera aussi sur les planches du théâtre de Béjaia. En plus des présentations théâtrales, quatre conférences autour des « Paroles de femmes », seront animées dans les matinées de ce festival à l’auditorium Aboudaw de l’université Abderrahmane Mira. Des communications qui s’articulent autour de «La femme dans le théâtre marocain », « Les Prises de parole au féminin : Enjeux du « je » dans le théâtre maghrébin (algérien ?) et «Sur les traces d’Arianne Mnouchkine…». Elles seront animées par de universitaires de renommée mondiale. Slimane Benaïssa clôturera ce cycle de conférences par une communication où il tentera de « Traduire la réalité d’une langue à l’autre ». Sid Ahmed Agoumi, invité d’honneur de ce festival, sera présent, où un hommage lui sera rendu. Agoumi, né à Bologhine, est un acteur de renom qui a débuté son parcours dans les années 60 au théâtre, au cinéma et à la télévision. Il a également dirigé les théâtres d’Annaba, de Constantine de Tizi-Ouzou. Comme il a fait également un passage à la tête de la Maison de la Culture de Tizi-Ouzou.

À propos Hocine Smaâli

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