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Point de Vue: Victoire «d’Alger» à Vienne

Cette fois, c’était: ça passe ou ça casse. Ce ciel orageux et chagriné de l’OPEP s’est enfin dégagé. Enfin, on  a l’impression que les gars du cartel des hydrocarbures se sont enfin mis d’accord sur un consensus au sujet d’une probable réduction de leur production. Il le faut, puisque aucune solution n’était envisageable. Une maîtrise du marché a constamment été l’unique solution, devant une chute des prix, ayant entraîné dans son sillage, des conséquences graves pour les pays producteurs. Faut-il encore designer par pays producteurs, ceux dépendant économiquement, exclusivement, de ce produit vital. Si accord, il y a, il devrait sans nul doute être le fruit d’un long parcours, semé de hauts et de bas où des concessions et des cessions ont été faites, seulement en vue de produire ce miracle qui n’est autre que cet accord, tant attendu ou tant rêvé. Attention: il ne faut se mettre dans la tête que les choses se passent comme dans une APC du bled. Ce sont de longues et pénibles tractations faites dans un ultime secret. Le travail de coulisses est  plus intense que celui que l’on mime devant les caméras et par le biais des déclarations officielles. Ce genre de négociations exige beaucoup de perspicacités et un grand sens de diplomatie où généralement, le politique s’entremêle avec  l’économique. Les sinueux calculs, des «pour» et des «contre», sont les maîtres à bord dans ce genre de négociations, se déroulant d’habitude à la longue, sur des semaines, voire des mois. Chaque concession a son prix et chaque acquis a également son prix. Rien n’est cédé contre rien. Le rôle de la diplomatie des coulisses de l’Algérie était pour beaucoup, dans cette « victoire » de l’OPEP sur elle-même.

La mission « impossible » de Mr le ministre de l’Energie a enfin donné quelque chose de concret, pour notre pays et pour les autres. Un feu de baptême, pour un retour en force de l’Algérie, sur la scène internationale, après une longue absence. Dirait-on qu’elle désire bien retrouver son rôle «phare» d’antan, rôle de catalyseur des grandes questions compliquées. Premières réactions, des grandes places du marché pétrolier: une hausse, petite certes,  mais tout de même, suffisante comme début. Nous sommes à la fin de l’automne et l’hiver arrive à grand pas. C’est la saison où la consommation des hydrocarbures et dérivés fait sa montée vertigineuse. Un million et demi de barils de moins dans l’offre, sont toutefois en mesure, de freiner la dégringolade. Il ne faut pas oublier cependant que s’il n’y avait eu ce consensus de Vienne, dont le premier round avait eu lieu à Alger, les prix auraient connu une autre dégringolade plus meurtrière encore.

À propos A. BenAbdellah

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