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Inauguration de la nouvelle usine de Sanofi à Sidi Abdellah: Le plus grand complexe en Afrique

L’usine est au stade d’essais mais la production est annoncée pour courant 2019 avec une projection de production de pas moins de 100 millions d’unités par an. Le groupe a lancé jeudi sa nouvelle usine de Sidi Abdellah (Alger). Pour autant, c’est un autre défi, celui de régner en maître en Afrique comme un partenaire stratégique dans le domaine de production de médicaments. Il s’agit, soit dit en passant, du plus grand complexe de production et de distribution des médicaments dans le continent noir d’après les spécialistes. Un investissement sûr et productif qui a, cependant, les projections de dépasser les espérances même si son PDG garde les pieds sur terre. Il estime en effet qu’il s’agit pour l‘heure « de démarrer le complexe de manière fiable ». « C’est un travail énorme qui nous attend », avoue-t-il à ce propos. Ce complexe est doté d’un investissement fort estimé à plus de 10,6 milliards de dinars soit 85 millions d’euros. Le complexe est implanté sur une superficie de 6,6 hectares (ha). 3,5 ha sont consacrés à la production, à la distribution et au stockage, selon les explications des responsables du groupe Sanofi. La cérémonie de l’inauguration a eu lieu en présence du ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi. Ce complexe emploie près de 400 collaborateurs .Il offre une capacité de production de plus de 100 millions d’unités annuellement, selon le PDG de Sanofi Algérie, Haissam Chraiteh. Ce responsable ajoute qu’une centaine de spécialités pharmaceutiques seront produites dans ce complexe, couvrant les différentes classes thérapeutiques telles que le diabète, la cardiologie, la neurologie et la douleur. Pour ce qui est de commercialisation des médicaments produits par le complexe de Sidi Abdellah, elle se fera en 2019. Elle interviendra après l’achèvement du processus des validations auprès du ministère de la Santé. « Notre objectif pour 2019 est de monter en puissance, c’est un travail énorme qui nous attend notamment avec un programme considérable de qualifications et de validations », a déclaré M. Chraiteh lors d’un point de presse. L’usine est en phase d’essais techniques. Elle va entamer incessamment le process réglementaire avec l’acquisition des validations nécessaires pour avoir l’agrément final, note le PDG. M. Chraiteh souligne que « la priorité est de démarrer le complexe de manière fiable ». « Le site est fait pour être amené à produire plus de formes et de produits de gamme Sanofi. Mais avant de progresser dans ses visions, il doit d’abord consolider son démarrage et respecter les engagements pris en matière de sécurisation d’approvisionnement », soutient-il. « Après, le site est fait avec une telle envergure pour pouvoir attaquer d’autres marchés à terme », avance-t-il. Avec ce complexe, Sanofi augmentera progressivement la part de ses produits fabriqués localement à 85% par rapport au total de ses activités en Algérie, contre 65% actuellement. « C’est l’un des ratios les plus élevés pour le groupe Sanofi au monde », explique de son côté le vice-président exécutif du groupe, chargé des marchés émergents, Olivier Charmeil. L’Algérie est parmi les cinq pays qui ont accueilli les plus grands projets du groupe Sanofi ces dernières années à côté de la Chine, la Russie, le Brésil et le Mexique selon M. Charmeil. Il justifie le choix d’opter pour l’Algérie par la présence du groupe Sanofi qui remonte à 27 ans. Il cite aussi l’attractivité du marché algérien, les compétences des équipes ainsi que la ferme volonté des autorités nationales à développer l’industrie pharmaceutique. « L’ensemble de ces critères qui fait que nous prenons cette décision qui est guidée par une vision stratégique à long terme », lance-t-il. Sur la question de la fabrication locale des intrants, le vice-président exécutif du groupe, chargé des affaires industrielles globales, Philippe Luscan, a expliqué que « le complexe va forcément attirer des partenariats autour de lui ». « Nous sommes inscrits dans un écosystème et nous faisons partie d’un tissu industriel », ajoute M. Luscan, affichant la disponibilité du groupe pour nouer de nouveaux partenariats avec des opérateurs locaux pour augmenter le taux d’intégration nationale. Les responsables du groupe ont mis l’accent sur le partenariat entre Saidal et Sanofi Pasteur pour la production locale de vaccins. « Les discussions autour de ce projet sont en cours et nous restons toujours dans une logique de développement continue en Algérie », soutient M. Chraiteh. Concernant le projet de fabrication de l’insuline en Algérie, le même responsable affirme que les discussions étaient toujours en cours. « Notre volonté est là, elle est inscrite. Nous attendons que les choses évoluent », a-t-il ajouté. Présent en Algérie depuis 1991, Sanofi Algérie a lancé son premier investissement en 1998, avec la création en partenariat avec Saïdal, d’une unité de production à Ain Benian, qui sera transféré au complexe de Sidi Abdellah en 2019. Le transfert de cette unité vient suite à la saturation de ses capacités de production et en réponse au besoin de moderniser les processus techniques de fabrication. En 2000, Sanofi Algérie avait mis en exploitation une autre unité à Oued Smar. Il a entamé en 2013 le complexe intégré de Sidi Abdellah qui comprend à la fois des unités de production et de distribution dotés des derniers systèmes de gestion.

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