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Lancement d’un vaste programme ciblant plus de 600 sites dans le pays: Comment protéger nos villes des inondations?

L’automne bat son plein et le risque de fortes pluies imminentes devient de plus en plus une réalité. Tout peut survenir à n’importe quel moment et les villes doivent dorénavant être prêtes. Le dérèglement climatique a ses effets induits qui se répercutent par des fortes précipitations, étant donné que la chaleur s’est poursuivie jusqu’à septembre. Les villes sont devenues vulnérables du point de vue de risque d’inondation.
Ce sont les dernières pluies qui l’ont démontré. Plusieurs wilayas du centre et de l’Est du pays ont été le théâtre d’un découlement d’oueds sur les villes, faute de protection. Le contexte météorologique qui prévaut actuellement, a amené le ministère des Ressources en eau à réviser sa copie. Ce qui a incité les pouvoirs publics à réfléchir au renforcement des villes par des infrastructures de protection. D’importants moyens sont consentis pour prévenir des préjudices provoqués par les intempéries (plus de 200 milliards de dinars). Les fortes chutes de pluie du mois de septembre dernier qui se sont abattues sur diverses régions du pays, se sont traduites par de sérieux dégâts lesquels sont parfois accompagnés de pertes humaines. Un grand programme de protection des villes algériennes a vu le jour à la suite des dernières averses dans le pays. Il est autant vrai que ce programme avait initialement débuté en 2010-2011 avec la réalisation des premiers centres de protection contre les inondations au niveau des communes classées « vulnérables ». Mais ce programme avait connu quelques retards dans certaines communes du pays. Le ministre des Ressources en Eau et de l’environnement semble décidé à poursuivre ce programme en l’améliorant par des infrastructures modernes et de qualité. Ce nouveau programme cible la réalisation de plus de 600 infrastructures. Il s’agit comme l’attestent les propos du ministre, d’une protection des villes « à une certaine proportion ». Pour cela, le ministre a développé les grandes lignes de la stratégie de l’Etat dans le domaine de la prévention contre les risques d’inondation. Le ministre a été accueilli, mercredi, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne. Il a d’emblée imputé la situation au «nouveau contexte météorologique» créé par le «réchauffement climatique». Mais il a également précisé que les effets de ce réchauffement climatique se traduisent par une récurrence des précipitations». M. Hocine Necib a déclaré que c’est par suite des inondations observées, tour à tour, à Bab el Oued, Ghardaïa, El Bayadh, Sidi Bel-Abbès et M’Sila, qu’un vaste programme de réalisation de plus de 600 infrastructures a été lancé aux fins d’assurer la protection des villes, «jusqu’à une certaine proportion». Il observe, cependant, que ces infrastructures, «dans ce nouveau contexte de dérèglement climatique» caractérisé par des orages violents, doivent être accompagnées par une série de mesures impliquant d’autres secteurs. Mais, note-t-il peu après, le pays s’est «heureusement» engagé, depuis les années 2000, dans la réalisation de grands barrages et de retenues collinaires, une chaîne d’ouvrages dont il explique qu’elle joue un rôle important en matière de diminution des crues. Le ministre annonce qu’en coopération avec l’Union Européenne, une stratégie de lutte contre les inondations a été élaborée, dont les mécanismes de mise en œuvre doivent impliquer plusieurs intervenants, dont ceux chargés de déclencher les alertes en cas de danger imminent. En plus de la poursuite des constructions d’ouvrages de protection contre les crues, il fait part d’un vaste programme de prévention à entreprendre en collaboration avec le ministère de l’Intérieur sur plus de 600 sites identifiés, consistant notamment «à libérer les cours d’eau», dont le passage est, «au mépris de la loi», obstrué par des constructions illicites et autres décharges publiques. Selon M. Necib, plus de 50% des inondations dans les villes sont la conséquence de débordements d’oueds obstrués, parce que n’ayant plus la capacité d’assurer l’écoulement normal des eaux générées par les intempéries.

À propos B.Habib

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