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Exportations hors hydrocarbures: 2018, une année «record»

La dépendance des importations en hydrocarbures qui représentaient plus de 98 % de ses revenus, a agacé l’Algérie qui se tourne désormais vers ses opérateurs économiques pour investir en Afrique. Pour cela, elle axe surtout sur le rôle stratégique de ses investisseurs dans le continent noir particulièrement dans le domaine commercial et des exportations. Elle veut aussi développer ses relations commerciales avec pas moins de huit pays de continent auquel elle appartient. Tout compte fait, les exportations hors hydrocarbures sont une autre «alternative» pour l’économie algérienne dans le contexte actuel de rationalisation de la dépense publique en raison de l’instabilité des cours de l’or noir sur le marché mondial. Ainsi, l’ouverture de la frontière de la Mauritanie, aiderait l’Algérie à développer ses potentialités. Il s’agit non seulement de contribuer à la multiplication des échanges économiques avec ce pays à travers l’accès au port de Nouakchott sur la façade Atlantique mais devrait également pouvoir servir aux opérateurs algériens à pénétrer des marchés du continent africain. Seulement voilà, le directeur général de l’Agence nationale de promotion des exportations pose un préalable selon lequel il faut développer et moderniser les réseaux bancaires pour permettre aux investisseurs nationaux d’effectuer et de fructifier leurs échanges commerciaux. Il se veut, tout de même, optimiste. L’ouverture de la frontière de la Mauritanie, en même temps qu’elle contribuerait à multiplier les échanges avec ce pays, aiderait d’autre part l’Algérie, à développer des relations commerciales avec huit pays de l’Afrique de l’Ouest, a-t-il assuré. Le DG de l’Algex s’exprimait lundi, à l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne. M. Chafik Chetti constate le retard de la présence des agents économiques algériens dans cette partie du continent. Un retard qu’il impute à « l’absence d’agences bancaires nationales ». Il rappelle à titre d’exemple que «nos voisins de l’Est et de l’Ouest» n’ont réussi à investir des places commerciales du continent que grâce à des moyens logistiques, parmi lesquels il fait mention de la présence d’un réseau bancaire dont le rôle consiste à booster leurs activités. Justement concernant la mise en branle de pareils moyens, M. Chetti assure que tous les efforts vont être engagés pour, dans un premier temps, réussir l’exposition commerciale devant être organisée prochainement dans la capitale mauritanienne. Une exposition qui est appelée selon lui à se perpétuer durant les prochaines années. Dans une perspective plus étendue, il reste, ajoute-t-il, à faciliter l’implantation d’agences bancaires et de comptoirs commerciaux, seuls instruments à même de faciliter les mises en relation d’affaires entre les partenaires économiques nationaux et étrangers. En matière d’exportations hors hydrocarbures, le DG d’Algex constate que l’Algérie se trouve en phase «ascendante». Il signale que durant les huit premiers mois de 2018, celles-ci avaient atteint le seuil des 2 milliards de dollars, «une année record», et qu’elles pourraient se situer à 3 milliards de dollars, à la fin de cette année. Il explique ce résultat « par quelque chose qui a bougé » notant que pour ce qui concerne les structures d’exportation, des 80% auparavant, celles générées par des dérivés d’hydrocarbures sont passées à 60%, le reste étant constitué de produits industriels et agricoles frais placés sur des marchés en l’Europe, en l’Afrique et ceux du Proche et du Moyen Orient.

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