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Démission du président de l’APN Bouhadja: le couteau à la gorge?

La journée parlementaire prévue, hier, au niveau de la Chambre basse, relative à la commémoration de la politique de réconciliation nationale, a été annulée ainsi que toutes les activités de cette institution que ce soit plénière ou questions orales jusqu’à ce que le mystère de la démission du président de l’Assemblée soit tranchée par les parlementaires parmi les récalcitrants qui se sont opposés à ce départ forcé du doyen, fomenté par le SG du plus vieux parti le FLN. Toutefois, les voix qui se sont élevées des élus des 05 groupes parlementaires acquis au pouvoir exigeant le départ forcé de Saïd Bouhadja n’ont pas eu l’effet escompté après la cabale orchestrée contre lui par le SG du FLN et ses acolytes. Le président de l’APN refuse par cet entêtement de démissionner pour ne pas donner un chèque à blanc aux voix de la discorde qui le poussent vers la petite porte. Tout en restant confiant, Bouhadja tient à sa position initiale par ce refus de démissionner s’appuyant sur le fait que c’est le choix de la présidence pour qu’il dirige cette Assemblée pour un mandat de 05 années. Or, cet appel au départ forcé s’était interprété comme entrave et violation des lois surtout l’article 36 de la Constitution qui stipule que le président de l’Assemblée ne peut être remplacé qu’en cas de maladie, décès, entre autre, ce qui d’ailleurs n’est pas le cas pour Bouhadja intronisé par la présidence pour siéger à la tête de cette institution et non pas le FLN qui avait dès le départ opté pour le choix de la tête de liste à Alger lors des dernières législatives, l’ex-ministre de l’Agriculture Mostefa Ferroukhi. Saïd Bouhadja et contrairement à ses prédécesseurs n’a pu régner en main de fer sur cette Assemblée et sur cette pléthore de personnel dont la majorité des recrues ne sont autres que des proches, progénitures surtout et favorisés pour happer les biens de la Chambre basse. Durant sa gestion, plusieurs lois d’extrême importance pour le pays ont été adoptées dans l’indifférence totale où des fois le quorum n’était pas atteint surtout les lois de finance et les lois relatives au domaine de la justice tels le code de procédures pénales, le bracelet électronique, l’inconstitutionnalité et autres. Pendant ce passage du doyen comme président de cette institution, les nouveaux pseudos élus du peuple avaient carrément déserté les bancs de l’hémicycle où les plénières étaient vidées de leur substance, ce qui constitue un précédent dans les annales de l’APN depuis le CNT c’est-à-dire le conseil national de transition pendant les années du terrorisme qui ont endeuillé notre pays et dont plusieurs membres ont été assassinés. Depuis un marasme sans précédent règne dans cet édifice où l’opposition boycotte toutes les plénières devant la fermeture du jeu démocratique par laisser place à la cacophonie ambiante d’où une déliquescence de la pratique politique.

À propos Nadira FOUDAD

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