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Intempéries: Plus de 25 milliards de dinars de dégâts

Hormis, les centres de protection contre les risque des inondations dans les communes, la notion de la cartographie peine à être réalisée au moment où le bilan des dernières intempéries provoquées dans pas moins de 24 wilayas fait encore un retentissement. De même que selon certains aveux, la question de diffusion en temps opportun des bulletins météo spéciaux demeure une problématique pour prévenir la population. En d’autres termes, des bulletins qui n’arrivent pas au bon moment dans certains cas selon un délégué national aux risques majeurs au ministère de l’Intérieur. Une révélation qui est de nature à remettre en question la lancinante question de la prévention par les messages météo. Cela fait longtemps que les intempéries n’auront pas fait des dégâts aussi significatifs n épargnant pas la région sud du pays. Il faut reconnaître que les dégâts enregistrés aussi bien matériels qu’humains ont mobilisé les initiatives et remis au jour la nécessité d’une prise de conscience réelle des dangers des catastrophes naturelles dont les intempéries. On se rappelle certes les sinistrement célèbres inondations de 10 novembre 2001 à Bab El Oued, il y a treize années ou un millier de personnes seraient disparues et ce qu’elles ont suscité comme mobilisation chez les Algériens. Il faut souligner que les leçons ont été retenues. Les inondations qui ont affecté, au cours des dernières semaines, différentes localités de l’Algérie ont permis de remobiliser les Algériens. Il reste vrai qu’elles ont entraîné pour certaines parmi elles des pertes en vies humaines et des blessés. Ces inondations ont fait l’objet, lundi, de l’émission «L’Invité de la rédaction» de la chaîne 3 de la Radio Algérienne. La situation provoquée par le mauvais temps a été esquissée par le délégué national aux risques majeurs du ministère de l’Intérieur. Ce dernier qui s’y est exprimé a fait état d’une «situation inédite, due à des pluies torrentielles et des orages violents». Il a signalé que les dégâts de ces intempéries se sont chiffrés à plus de 25 milliards de dinar. Melizi indique, par ailleurs, qu’il n’existe pas encore de cartographie exacte des zones inondables. Celle-ci dit-il, est en train d’être réalisée. Concernant particulièrement à la situation créée, le 19 septembre, par les intempéries qui ont affecté la ville de Constantine et de ses environs, M. Tahar Melizi révèle qu’aucun bulletin météorologique spécial (BMS) n’a été émis «pour prévenir la population qu’un évènement violent allait survenir». Il explique d’autre part, que celle-ci résulte d’une pluviométrie abondante, signalant qu’il est tombé 80 millimètres de pluies en 25 minutes, soit, précise-t-il l’équivalent de ce qui est observé sur une période de 3 mois. Il cite les précédents d’Ain El Kebira, à Chréa et Tébessa notamment. Il signale que ces BMS n’arrivent pas «au bon moment», sinon pas du tout». Il ajoute qu’il arrive aussi que leur contenu ne soit pas aussi précis qu’on le veuille, voire, «assez vague». La question de savoir pourquoi les inondations provoquent autant de dégâts ressurgit. De même que les responsabilités des pertes engendrées devraient être situées. L’intervenant a, dans ce registre, annoncé qu’une Commission ministérielle a été dépêchée pour analyser leurs causes. Il relève, de plus, que de pareils «évènements» surviennent également «dans les pays du monde entier». M. Melizi explique que les autorités locales «font ce qu’elles peuvent par rapport aux moyens dont elles disposent». Il reconnaît toutefois qu’il faut revoir les dispositions «pour mieux se préparer pendant toute l’année». M. Melizi indique, par ailleurs, qu’il n’existe pas encore de cartographie exacte des zones inondables laquelle, dit-il, est en train d’être réalisée.

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