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Rentrée de la formation professionnelle 2018-2019: Une offre de 400.000 postes

La rentrée prévue dimanche de la formation professionnelle augure d’un nombre fort significatif en termes de postes de formation et plus de cinquante nouvelles spécialités. Pareil nombre était impossible il y a une dizaine d’années. Un engouement assez marquant est accordé en faveur des spécialités d’industrie, le tourisme et l’hôtellerie. Des métiers présentés comme étant les nouveaux leviers de l’économie renouvelable. Tout compte fait, dans une conjoncture particularisée par un penchant vers les énergies renouvelables, le tourisme et l’agriculture, la formation s’est avérée un outil indispensable pour relever les défis. Quelques 400.000 postes de formation sont fin prêt pour recevoir les candidats. Ces postes couvrent 23 branches professionnelles. Ce qu’il faut surtout savoir est que ces postes sont proposés dans près de 1.300 établissements publics répartis à travers tout le territoire national. La rentrée, dimanche, de la formation et de l’enseignement professionnels sera révélatrice de nouveautés sur le plan de la qualité de formation et de l’enseignement professionnel. Un secteur dont le rôle intégrateur, tant économique que social, s’affirme d’année en année. Comparé à l’année écoulée, 67 nouveaux établissements entreront officiellement en fonction. Figurent parmi eux 13 instituts nationaux spécialisés (INSFP), 24 centres de formation professionnelle et d’apprentissage et 3 instituts de l’enseignement professionnel (IEP). Plus de 28.000 enseignants formateurs encadreront ces établissements. De même que plus de 200 nouveaux équipements technico-pédagogiques sont en cours de réception ou d’acquisition dans les ateliers de formation. 88 sections d’équipements devront être fonctionnelles avant la fin 2018. Ce n’est pas tout. Aussi, puisque 478 spécialités sont proposées aux demandeurs de formation. 54 sont de nouvelles spécialités. Elles seront sanctionnées par des diplômes d’Etat. Une nouvelle branche, Art, Culture et Patrimoine, a été introduite, dans la nomenclature des branches professionnelles. Les chiffres avancés par le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki font peur. Près de 450.000 jeunes quittent, annuellement, l’enseignement général classique sans diplômes ni qualifications. Chaque année, quelque 300.000 candidats échouent à l’examen du baccalauréat et s’orientent vers la formation professionnelle. La sempiternelle question est de savoir comment tirer profit de ce gisement important de jeunesse ? Il est à rappeler qu’en été, une campagne de communication en direction des jeunes a été menée avec au menu de nouvelles filières et spécialités ouvertes et leur localisation, ainsi que les possibilités d’internat. Le ministère estime que la communication doit être une action « permanente », pour intensifier l’information sur les spécialités. Il s’agit aussi de vulgariser les modes et dispositifs de la formation professionnelle et la nouvelle organisation du cursus de l’enseignement professionnel. Un intérêt somme particulier est accordé aux filières de formation considérées prioritaires. Il a augmenté de façon progressive ces dernières années. Les spécialités de l’industrie représentent 25,40% de l’offre globale en 2018 alors qu’elle ne dépassait pas 22,7% pour la session de septembre 2017. La filière hôtellerie, tourisme et artisanat représente, quant à elle, 15,69% de l’offre globale et le BTP 12,41%. Les nouvelles règles sur l’apprentissage permettront, d’autre part, et conformément aux objectifs fixés, d’atteindre, en 2019, la formation en apprentissage de 60% des inscrits à un diplôme. Dans ce cadre, plus de 120.000 postes d’apprentis sont déjà programmés pour la rentrée de septembre et « ce chiffre peut être revu à la hausse en cas de besoins, grâce au partenariat qui se renforce avec le monde économique », a indiqué le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels. Le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels s’attelle à « prendre en charge les besoins en ressources humaines nécessaires au fonctionnement de l’entreprise et du développement économique et à répondre à la demande sociale de formation professionnelle aux côtés des autres segments du système éducatif national », a souligné M. Mebarki. Il a ajouté que la qualité et la promotion du partenariat avec l’environnement socio-économique sont considérées comme un critère de performance dans le management des établissements de la formation professionnelle, rappelant que plus de 13.000 conventions de partenariat ont été signées entre le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels et le secteur économique depuis 2008 et ont permis la formation de 650.000 travailleurs. Cette démarche de partenariat est renforcée par des organes de concertation, réorganisés et mis en place au cours de l’année 2018: au niveau national, un Conseil de partenariat de la formation et de l’enseignement professionnels et, au niveau local, des commissions de partenariat de wilaya. La coordination et la concertation avec l’environnement socioéconomique sont considérées comme un axe majeur de la politique du secteur pour une « meilleure adéquation des formations aux réalités du pays ».

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