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Pôle & Mic: Histoire de «fortunes»?

L’affaire de la saisie des 700 kg de cocaïne au port d’Oran continue à secouer certains clans. La presse rapporte qu’une enquête judiciaire sur la fortune des proches des ministres, des hauts gradés et personnalités politiques qui auraient des liens avec l’importateur «Kamel el boucher» aurait été lancée. C’est une procédure «normale» de la part de la justice dans tout ce qui est trafic de drogue ou trafic d’influence. Le contraire serait étonnant. Cependant, il faut dire que la procédure de la déclaration de fortune avant nomination à un posté clé et à la fin de mission du poste devrait être systématique et à tous les niveaux. La justice devrait se saisir de ce dossier. Or, chez nous, on n’accorde pas trop d’intérêt à cette déclaration de fortune bien que la loi soit claire sur ce sujet. Mais que vaut cet acte si les services du fisc ne sont pas impliqués et tant que l’on n’impose pas l’impôt sur la fortune. De ce fait, la déclaration de fortune n’a pas trop d’importance. Déjà, les députés ont refusé de voter le projet de la loi instaurant l’impôt sur la fortune. Ce qui est déjà bizarre du moment que le pays est secoué par une crise économique où des taxes sont imposées aux citoyens et on compte réduire la facture des aides sociales. Il faut oser dire que les enfants des hauts responsables sont des «riches» qui roulent avec des voitures qui coûtent des centaines de millions. Leurs enfants sont dans le monde des affaires. Cela est visible comme d’ailleurs les signes de richesses extérieurs. Il ne faut pas se mentir, les enfants de nos responsables sont des «riches». Leurs enfants ne chôment pas comme les enfants du peuple. Ceux qui ne sont pas dans le monde des affaires, sont recrutés dans les «grandes» sociétés. Il est temps de mettre un «peu» d’ordre dans cette affaire de rendre obligatoire la déclaration de fortune et d’impliquer la justice et le fisc. C’est une question sensible. Déjà, la politique est devenue synonyme de prédation et c’est là où se situe le danger qui guette la stabilité du pays.

À propos B. Nadir

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