Accueil » Actualité » Dr Berkani appelle à la création d’une agence nationale de veille sanitaire: Quand la prévention va, tout va !

Dr Berkani appelle à la création d’une agence nationale de veille sanitaire: Quand la prévention va, tout va !

Des solutions en amont doivent être dégagées afin que cet épisode ne se réalise. Mais, il n’en reste pas moins que la prévention est le seul leitmotiv. Certes, les cas hospitalisés et traités ont pu regagner leurs domiciles mais les leçons doivent être tirées. Dans ce registre, un appel pressant est lancé officiellement pour la création d’une Agence nationale de veille sanitaire dans le registre du syndrome du Choléra. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une agence « préventive » pour épargner la réapparition de cette maladie d’autant plus que les professionnels du secteur de la santé ont beaucoup insisté dernièrement sur le caractère préventif ainsi que les « mesures d’urgence » qui doivent prévaloir en pareille conjoncture et à l’issue de la déclaration des premiers cas de foyers de ces maladies. Tout n’a pas été dit à propos de cette maladie. Les sources d’eau, les puits et les colporteurs, les zones sales et humides, les aux usées stagnantes etc. Cette Agence de « veille sanitaire » est de nature de remettre de l’ordre dans le secteur de la prévention sanitaire. Elle doit éventuellement permettre de remédier aux lacunes et mettre en place les moyens adéquats ainsi que les différents « Plans » appropriés de sauvegarde. Dans le même chapitre, le président du Conseil national de l’Ordre des médecins, Dr Mohamed Bekkat Berkani a bien fait de déplorer le manque de prévention qui a favorisé l’apparition récemment de l’épidémie de Choléra. Il est tout à fait logique que le Professeur réitère son appel en faveur de la création d’une agence nationale de « veille sanitaire » pour éviter que ce genre de situation ne se reproduise. Le Docteur intervenait sur les ondes de la radio nationale sur les moyens à mettre en oeuvre dans le cadre de la prévention sanitaire suite à la réapparition de telles maladies. Tout compte fait, le Dr Berkani a mis en évidence un manque de travail de prévention et d’éducation pour parer à ce qu’on qualifie désormais comme « la maladie des mains sales ». Il incombe en premier lieu et précisément la responsabilité aux autorités locales, mais aussi aux citoyens. Dr Berkani a relevé « le manque de contrôle et de travail de prévention, notamment, en ce qui concerne le recensement des cours et des points d’eau qui permet de déterminer le degrés de contamination de ces points et éviter une propagation de la maladie », d’où la responsabilité des autorités locales, à savoir la commune et la wilaya, « qui ne contrôlent pas suffisamment leur environnement », a-t-il souligné. Il a estimé que « cette maladie moyenâgeuse est une véritable plaie pour l’Algérie qui possède des potentialités et qui a déployé des moyens considérables pour éradiquer ce type de maladies et d’autres maladies plus graves », affirmant qu' »on aurait pu éviter aisément cette épidémie » apparue durant le mois d’août à Blida. L’intervenant a réitéré, à cette occasion, son appel pour la création d’une agence nationale de veille sanitaire, qu’il considère « essentielle » pour la prévention et la lutte contre les maladies à transmission hydrique et autres maladies et épidémies infectieuses, regrettant le fait qu’elle ne soit inscrite dans la nouvelle loi sanitaire. La mission de cette agence est de « déterminer la notion du risque et toutes les situations de propagation de maladies épidémiques, que ce soit les maladies à transmission hydrique ou les maladies virales », a-t-il expliqué. Son rôle consiste, également, à fournir ses conclusions au gouvernement « pour faire état de la situation de risque et de définir les pratiques à suivre au niveau des autorités locales selon les spécificités de chaque région du pays ». M.Berkani a relevé que la responsabilité de l’apparition du choléra incombe également aux citoyens qui manquent de civisme et d’éducation environnementale. Il cite les personnes qui jettent les ordures n’importe où. Il en est de même pour les agriculteurs qui irriguent leurs cultures avec de l’eau usée. D’autre part, le président du Conseil national de l’Ordre des médecins a fait observer une « absence » de la communication vis-à-vis du citoyen après l’apparition de l’épidémie. Il a estimé que les interventions de certains experts « ont fait plus peur aux citoyens, au lieu de les rassurer et de leur indiquer le comportement à adopter dans ce genre de situations pour éviter toute contamination ». Il a insisté, à cet égard, sur les campagnes de sensibilisation et d’éducation pour inculquer au citoyen la culture environnementale, en commençant par la cellule familiale. Soulignant que « la prévention doit être une règle et de rigueur », il a appelé les autorités locales à faire plus en matière de protection de l’environnement, et à prendre des sanctions vis-à-vis de ceux qui ne respectent pas les règles d’hygiène et la propreté de l’environnement.

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*