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Clôture du Congrès de la SAEH à Alger: Qu’est-ce qu’un cancer blanc?

Le professeur Karima Achour Ameur, présidente de la SAEH de l’hôpital Maillot à Alger, mène tambour battant sa stratégie de venir à bout des souffrances des malades dues à l’échinococcose, en tant que problème de santé publique car selon elle, la chirurgie seule n’est plus le centre de la thérapie mais c’est à partir de l’individu porteur de cette pathologie que l’ensemble des disciplines doivent graviter pour trouver des solutions et des guérisons. Lors de la clôture de ce Congrès, hier, tenu à l’hôtel Aurassi à Alger, les professeurs experts et médecins ont mis l’accent sur la promotion de l’information concernant ce « cancer blanc » né du kyste hydrique grâce au renforcement de la collaboration entre tous les médecins, les chirurgiens, les biologistes et les radiologues sans oublier évidemment les vétérinaires pour l’amélioration de la qualité de la prise en charge. Le Pr Achour a surtout insisté lors de ce Congrès sur l’impérative nécessité sur l’alerte des autorités, l’importance de fournir tous les moyens pour combattre cette maladie. Même si ce Congrès intervient après la fête de l’Aïd El Adha pour une meilleure sensibilisation, les organisateurs s’appuient sur la non disponibilité des moyens pour le tenir lors de cette fête de l’Aïd pour un impact plus efficace. La présidente de SAEH nous dira en marge que l’objectif de ce Congrès est de sortir sur le tas pour éradiquer la maladie hydatique pour la mise en place d’un traitement médical de fabrication nationale qui est actuellement disponible pour mieux contrôler la déclaration de la maladie car l’évaluation épidémiologique est difficile. Pour le Dr Aziza Fissah, chef de service au CHU Bab El Oued et SG de la SIEH, celle-ci nous dira en marge que le médecin traitant et en particulier le clinicien, quelle que soit sa spécialité, est confronté en plus de la souffrance de son malade atteint de maladie hydatique qu’il doit traiter avec un minimum de complications et de séquelles ou orienter vers un circuit thérapeutique adéquat à l’inexistence de filière d’accès organisé pour la prise en charge optimale de son affection , notamment dans les pays émergeants. Le clinicien, selon elle, est interpellé à s’organiser et mettre en place, en collaboration avec tous les médecins et biologistes et spécialistes concernés par la maladie, des réunions et de concertations multidisciplinaires à l’instar de celle de la prise en charge de la maladie cancéreuse, qui ont fait leur preuve, en permettant de standardiser les conduites thérapeutiques pour une meilleure organisation des circuits, nous conclut-elle. Par ailleurs, le professeur Dominique A Vuitton, du centre collaborateur OMS France, nous explique l’importance de cette maladie à qui elle dédie depuis 1978, une grande partie de ses activités scientifiques à l’échinococcose. Ces recherches ont contribué à la création de l’équipe de recherche Santé Environnement Rural Université de Franche-Comté pour la formation de l’unité mixte de recherche. Son travail consiste en des activités de recherches et à l’animation de groupes régionaux, nationaux et internationaux de recherche sur les maladies en relation avec l’environnement rural dont l’échinococcose et la protection contre les maladies. Enfin, le PR MC Ben Cheikh focalisera son intervention devant les présents sur la problématique des chiens errants et des abattoirs. En Algérie, affirme-t-il, le facteur influençant la persistance de cette maladie kystique est l’infestation des chiens après ingestion des abats parasités avec le kyste hydatique non détruits. Selon lui, ceci intervient évidemment après abattage des animaux de boucherie. Des facteurs de risque apparaissent et persistent après accès des chiens aux abattoirs et aux abats potentiellement parasites, le manque d’incinération et d’enfouissement vide d’abats saisis et le déversement des déchets dans la nature. Selon ce vétérinaire, les risques existent et assurent la contamination des chiens d’où la persistance de l’infection et la disponibilité d’une biomasse parasitaire suffisante dans les zones rurales mais aussi les zones urbaines.

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