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Hydrocarbures: La préparation de la nouvelle loi crée la confusion

Alors que pour rappel, la Sonatrach annonce des prévisions optimistes en dépit de la baisse du prix du pétrole marquée par la crise financière, des experts ont par contre plaidé pour la riposte. La préparation de la nouvelle loi sur les hydrocarbures est basée sur des principes et tient compte des « lignes rouges », à ne pas transgresser, a affirmé mardi à Alger, un haut cadre de la compagnie pétrolière nationale Sonatrach. S’exprimant lors d’une rencontre consacrée à la présentation du bilan de Sonatrach pour l’année 2017 et sa stratégie SH 2030, le directeur exécutif business et développement, Toufik Hakar, a expliqué que l’élaboration, en cours, de la future loi sur les hydrocarbures est basée sur des principes et tient compte des « lignes rouges », à ne pas transgresser, telle que la règle des « 51/49% », qui ne constitue nullement un obstacle, de l’avis même des partenaires étrangers de Sonatrach. Selon lui, le prochain cadre juridique permettra une « clarification » du rôle du ministère de l’Energie, ainsi que ceux de l’Agence Alnaft et de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH), ainsi qu’une consolidation du rôle de Sonatrach, en tant qu’acteur économique national au service du développement du pays et le maintien de son monopole sur l’activité du transport par canalisation. La future loi permettra, toujours selon cet interlocuteur, la diversification de l’effort contractuel, reconnu dans le monde, comme le partage de production, la procession et le service à risque. Concernant les motivations de la réforme de l’actuelle loi sur les hydrocarbures, il dira à ce propos que cette dernière, modifiée cinq fois depuis 2005, a atteint « ses limites », apparaissant notamment à travers le faible taux de réussite des appels d’offre, enregistré au cours des dernières années et la régression de l’activité exploration. Alors que le prix du pétrole et que le recul conjoncturel étaient prévisibles pour les experts algériens suite à la baisse du prix du baril, le groupe Sonatrach continue de faire des évaluations pour le moins optimistes des découvertes. Il s’agit de réalisations en cours d’évaluation, qui sont pour les experts algériens, loin de compenser les quantités produites d’autant plus que les gisements découverts nécessitent entre 7 et 10 ans pour pouvoir entrer en production. La Sonatrach et pour rappel selon les propos de Ould Kaddour et ses prévisions à court terme, compte atteindre un apport exploration équilibré en terme de volumes entre le gaz et les liquides. Les épaisseurs nettes des réservoirs de ces découvertes atteignent jusqu’à 16 mètres avec une moyenne de 5,5 mètres pour les niveaux à huile et 25 mètres avec une moyenne de 9 mètres pour les niveaux à gaz et gaz à condensât. Par ailleurs, l’année 2013 s’est achevée par la réalisation de 32 découvertes dont 29 en efforts propres de Sonatrach en plus du forage de 93 puits dont 85 en efforts propres. Ajoutées à celles de l’année 2013, ces découvertes « confortent les hypothèses géologiques prises en compte depuis. Selon Abdelmadjid Attar, ex-premier responsable de Sonatrach, les découvertes récentes en hydrocarbures “sont loin de compenser les quantités produites”, d’autant plus que les gisements découverts nécessitent entre 7 et 10 ans pour pouvoir entrer en production. L’Algérie selon ses propos risque de voir ses recettes se contracter de 15% par rapport à 2012 avec une chute prévue des revenus à quelque 60 milliards de dollars contre 70 milliards deux ans auparavant, alors que la balance des paiements devrait enregistrer un solde négatif à l’issue de l’année en cours.

À propos Nadira FOUDAD

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