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Les prix des fruits connaissent une chute: La pastèque boudée par le consommateur

Les prix des fruits au niveau des marchés de Haï Es Sabbah et Haï El Yasmine ont chuté après l’annonce de la découverte de plusieurs cas de choléra, dont à l’origine sont, selon toute vraisemblance, des fruits, en général des pastèques. L’annonce a eu l’effet d’une boule de neige sur les marchés de la ville où les résonances des vendeurs ne se font plus entendre du fait du boycott des consommateurs qui ne font plus confiance ni en eau des robinets ni même aux produits étalés. Le risque, selon les connaisseurs, est que l’activité commerciale tarde à reprendre, et ce, en raison des doutes qui envahissent certains vendeurs qui vont certainement bouder à leur tour certains fruits, à l’image des raisins, dont le prix a chuté jusqu’à 50 DA. Sur le marché de Haï El Yasmine, le prix de la pastèque a baissé pour occuper la position la plus basse depuis des années. Les analystes disent que l’offre et la demande sont désynchronisées, car l’approvisionnement a augmenté de façon continue pendant des années, mais reste que les annonces de découverte de plusieurs cas par-ci et par-là ont dissuadé plus d’un à s’offrir une pastèque ou des melons et pourtant à des prix très bas. En ce qui concerne le marché global des fruits, il existe actuellement un équilibre entre l’offre et la demande, mais ce n’est pas là le problème. En effet, l’équilibre n’est pas le seul fait important dans l’équation, étant donné que c’est la volonté du consommateur qui va peser sur la balance. «Si les champs de pastèque ont été irrigués avec de l’eau usée, et bien, il faut s’abstenir à acheter ce genre de fruits. Et Dieu sait, si les autres fruits ne sont pas irrigués de la même façon», s’interroge un citoyen dont la préoccupation et la précaution sont parfaitement justifiées. Par le passé, des activités illégales et immorales qui scandalisaient des fellahs qui procédaient à l’irrigation de leurs produits agricoles aux eaux usées qui se déversent sur les oueds, ont été enregistrées, mais abolies grâce à des mesures prises dans l’immédiat et appliquées par la force de la loi. Malheureusement, la pratique revient de plus belle engendrant une catastrophe qui risque de nuire aux agriculteurs et même aux produits algériens qui sont exportés. Actuellement, les agriculteurs craignent le pire avec une marge de boycott qui peut durer des mois, alors que le consommateur préfère s’abstenir jusqu’à nouvel ordre.

À propos Islam Rayan

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