Accueil » Culture » Le Casif de Sidi Fredj se chauffe aux soirées caniculaires, Amel Zen: la grande révélation

Le Casif de Sidi Fredj se chauffe aux soirées caniculaires, Amel Zen: la grande révélation

L’ONCI fête cette année ses 20 ans depuis sa création. Ce qui a caractérisé l’édition de cet été, est la participation en force des chanteurs algériens après le refus du ministre de la Culture, Nour Eddin Mihoubi, d’inviter des vedettes arabes et internationales comme ce fut le cas pour les précédentes éditions. Pour cette édition, on a constaté le retour de certaines chanteuses oubliées par le public algérien telle la chanteuse Célia, Hassiba Amrouche et le retour triomphal de Chebba Kheïra qui a suscité la curiosité de ce public venu des quatre coins du pays comme ce fut le cas, il y a 20 ans, avec la BBY au niveau du Casif de Sidi Fredj. Le chanteur Nour Eddin Allan a subjugué le public par la célèbre reprise de la chanson « Ya Maknin Ezzin » écouté avec attention pour les paroles. Ceci était tel un moment de répit suivi d’un hommage à feu Hachemi Guerouabi « Allo Allo » après les danses endiablées des jeunes avides surtout de chansons rythmées. Le chanteur chaabi très adulé par les Algérois a ensuite repris une autre célèbre chanson du répertoire de notre célèbre cheikh El Ankis « Ouana sgheir » avant de partir discrètement pour laisser son our à un autre chanteur et le public ne s’en est même pas rendu compte. Le Casif de Sidi Fredj, situé dans le célèbre complexe de Sidi Fredj et qui n’a reçu aucun lifting à nos jours en dépit de son histoire ancestrale puisqu’il a eu à contenir depuis des lustres toutes les activités culturelles. Sa restauration était imminente en dépit des consignes de l’ex-ministre de la Culture Khalida Toumi. Néanmoins, le public était nombreux et discipliné tantôt il se défoule à la mesure du diable et tantôt il sait écouter attentivement le poids des paroles et leurs échos qu’ils soient du genre chaabi, chaoui, rai, moderne, hip hop et autre genre musical.
Au Casif, on reconnaît pour cette édition le passage triomphal des élèves de Alhan oua Chabab qui avaient vraiment réussi leur tour de chant tels Faycal, Souhila Belechhab, sans oublier le tour de chant de l’ex de l’émission diffusée sur MBC « Arab Idol » la chanteuse Hayet Zerrouk qui passe pour la première fois au niveau de cet édifice culturel. Si toutefois le chanteur algérois Hocine Lasnami a rechigné et a refusé de chanter sous prétexte que le Casif n’a pas fait le plein, par contre Amel Zen, la chanteuse qui est vraiment la révélation pour cette année, a réussi son tour de chants avec un spectacle extraordinaire et varié à la fois qui a su attirer l’admiration du public qui a veillé tard dans la soirée jusqu’à 1h30mn.La chanteuse a été jusqu’au bout pour animer sa soirée même si elle regrettait à la fin, le départ du public par promettre de revenir mais pas à une heure tardive de la soirée. Cheb Redha El Wahrani a su en cette soirée du jeudi dernier, mettre le feu alors que les agents de sécurité avaient du mal à remettre de l’ordre dont était responsable ce tour de chant avec « Twahachtha rani baghi nchoufha » ou « Koulchi Maak Smat »que chante cette belle voix rayaouiya de ce chanteur venu exclusivement de la capitale de l’ouest qui a su, en l’espace d’un moment, rallier toute cette marée humaine, tant elle était en parfaite communion avec lui. Pour cette édition qui a été clôturée, hier, et qui reprendra après l’Aïd El Adha, celle-ci a été émaillé notamment par plusieurs nouveautés, entre autres des nouveaux jeunes chanteurs talentueux tel Nasim Djezma pour le genre moderne et par le passage des fidèles et habitués du Casif tels Chebba Zehouania, Salim Echaoui, Cheb Abdou qui ont drainé une vraie marée humaine où l’édifice a affiché complet. D’autres sont montés pour la première fois sur ces planches tels les élèves de Alhan Oua chabab Comme Adjerad Jugurtha ou les jeunes chanteurs hip hop comme Foufa Piya 07 venu spécialement de Biskra. On note le passage de plusieurs groupes tels le groupe Imzad venu de la capitale d’Ahaggar qui nous a permis de voyager au fond de ce désert grâce à son répertoire targui suivi du sifflement qui a attiré l’étonnement et la curiosité de nos jeunes et de la danse de la chanteuse du groupe, suivi par celui de Dzair qui a réussi sa prestation grâce à sa reprise de la célèbre Hizia puisée de notre patrimoine immatériel culturel sur des airs rythmés et modernes.

À propos Nadira FOUDAD

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*