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Mostaganem: Le consommateur prend son mal en patience

A Mostaganem et plus particulièrement cet été 2018, la cherté de la vie s’est faite ressentir à tous les niveaux de la consommation. Une première secousse, celle des mesures fiscales de la loi des finances, a déjà ébranlé les porte-monnaie des ménages des classes moyennes. Aujourd’hui, les petits salaires, les timides pensions de retraite, les grands ménages, les familles nombreuses victimes directes du tourisme de masse, sont tous mis dans le même sac. Une situation qui rend très difficile le quotidien du consommateur dans une wilaya plongée dans le mal de l’inflation. Les tarifs des produits de large consommation doublent à chaque fois que l’on s’approche de la côte. Entre la pomme de terre à 80 DA, le poulet à 480 DA, les figues de Barbarie à 200 DA, le porte-monnaie des habitants de la wilaya n’arrive plus à supporter cette folle augmentation. La loi du commerce nous a appris, à tous, que quand l’offre est inférieure à la demande, les prix grimpent forcément. Nonobstant ce n’est guère le cas, l’offre des produits alimentaires à Mostaganem ne souffre d’aucune carence. Nous déduisons alors que la vie coûte cher durant la saison estivale et le consommateur de Mostaganem doit prendre son mal en patience. Les services empiètent le pas à cette situation, les courses de taxis augmentent exagérément même ceux des taxis clandestins. Les hôtels, les loisirs et les divertissements à Mostaland ne sont plus à la portée de tous les enfants. La médecine, les examens des laboratoires d’analyse, la radiologie, les scanners incroyablement chers et non remboursables. C’est invivable quand on se retrouve bousculé par cette angoissante situation de la dépense incontrôlée, celle de la fête de L’Aïd El Adha et celle de la rentrée scolaire. Au consommateur, on lui a ôté le goût de la pomme golden, celui de la banane mais il résiste quand même. La conséquence directe d’une telle conjoncture fait, obligatoirement, basculer plus d’une famille dans les rangs des nécessiteux. Entre commerce formel et informel et à défaut de loyauté commerciale, le consommateur abdique ou tout simplement renonce à acheter. Chez nous, les règles du commerce sont bafouées même si on prétend avoir des organisations de protection du consommateur. Acheter pour se nourrir tout simplement, sans parler du luxe des services, devient un problème par rapport à une inflation vertigineuse qui ne s’explique pas du tout. Beaucoup d’arguments arbitraires occultent souvent la mauvaise foi de certains commerçants. Le consommateur ne comprend plus rien. La notion de bien-être des consommateurs c’est d’abord la confiance dans un acte commercial. Le secteur du commerce doit revoir sa fiche car consommer est aussi un indice de croissance et pour cela, les conditions de protection du consommateur doivent être réorganisées même si le tourisme de masse en est la cause réelle de l’inflation.

À propos Charef Kassous

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