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Point de Vue: Notre ville capitale… Notre malheur capital

Pourquoi Alger souffre-t-elle de ce grand dysfonctionnement? Pourquoi les autorités locales de la première ville du pays, son miroir, sont–ils constamment en train de lutter désespéramment contre « cette éternelle quelque chose qui ne va pas bien ». En dépit des enveloppes faramineuses injectées en vue d’embellir la capitale du pays, les problèmes s’acharnent et se compliquent avec les jours. Ceci devrait–il relever de l’incompétence des responsables ou bien la faute est endossée par la population? Apparemment, cela serait difficile d’en statuer et de s’y prononcer. Il y a, en quelque sorte, un enchevêtrement de facteurs qui seraient derrière cette situation déplorable et ce calvaire où vivent Algérois, Algériens et visiteurs. Un de ces facteurs n’est autre que son relief accidenté, c’est-à-dire défavorable à toute tentative d’extension. Et puis, faut–il ajouter à ce facteur un autre, très lié au nombre incalculable de visiteurs qui s’y rendent quotidiennement. Son statut de capitale politique et administrative du pays a fait d’elle la ville la plus visitée du pays. Donc, nous sommes en face d’un grand nombre de personnes qui se déplacent journellement vers cette ville. Cette donnée en elle-même est susceptible de ne créer que de sérieuses crises de transport et de circulation automobile…Pourtant, aucune ville du pays n’est aussi suffisamment dotée de moyens de transport, comme la capitale de la République. Métro, tramways, trains de banlieue, téléphériques, bus, taxis etc.… Le problème de l’Algérie, c’est celui de la centralisation administrative à outrance…Tout se fait et se défait à Alger. Cette situation devrait nécessairement engendrer un flux de déplacements vers la capitale, puisque tout se règle là-bas. A notre avis, un plan de décentralisation administrative serait salutaire, encore bénéfique pour une gestion rationnelle du pays. Il n’est pas –à titre d’exemple- concevable que le ministère de la Culture gère les festivals qui s’organisent dans les contrées les plus lointaines du pays. De par son rang de capitale, Alger devrait jouir d’un statut administratif particulier. Je vais m’abstenir d’évoquer les problèmes liés à la bureaucratie, à la mauvaise gestion, au manque de contrôle et de suivi. Dès lors que ces facteurs se rassemblent, les « mains habiles » se mettent à travailler, voire à saper dans l’obscurité. Et puis, ce problème n’est pas spécifiquement algérois, mais plutôt algérien, c’est-à-dire national. Cela fait partie d’un phénomène généralisé, caractérisé par un manque flagrant de sérieux et un laisser-aller, à donner l’envie de vomir. Il n’y a apparemment, ni problème d’argent, puisque l’argent que l’on avait déboursé que ce soit pour Alger, Oran ou une autre ville, relevait de l’astronomique, ni un problème de compétence. Le problème est plutôt politique, voire de volonté politique et de sérieux politiques.

alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B.Abdelkader

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