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Pôle & Mic: Histoire de mémoires

Mohamed Salah Yahyaoui vient de nous quitter. Nous ne connaissons que peu de choses sur lui bien qu’il faillit être chef d’Etat après la mort de Feu Boumedienne. Il a occupé des postes sensibles. Mis à part quelques entretiens accordés à certains journalistes, sa vie est restée une énigme. C’est aussi le cas de l’ancien boss de la Gendarmerie Nationale, Bencherif parti sans laisser derrière lui ses mémoires et pourtant, ses mémoires auraient pu nous « soulager » et éclairer nos lanternes sur ce qui s’est passé après l’indépendance. Le travail de mémoire est plus que nécessaire pour une société comme la notre, une société dont ses blessures sont encore fraîches. La culture de l’écrit et de la transmission de l’Histoire n’a pas encore pu s’imposer dans notre société. Des personnalités et de hauts responsables, surtout ceux considérés comme honnêtes et n’ayant pas les mains sales, sont dans l’obligation de nous transmettre leur « vécu ». L’Etat devrait motiver les hauts responsables et les activistes à écrire leur mémoire sans verser dans l’insulte ou le règlement de compte. Nous avons besoin de repères historiques. A ce jour, on ne sait pas comment feu Boumediene menait la politique étrangère et ses visions futuristes pour l’Algérie ? Ou comment Feu Boumediene avait préparé la nationalisation des hydrocarbures en prenant l’Occident à court et devant le fait accompli alors que cet Occident savait que la nationalisation était inévitable et la voulait graduelle ? On aurait aimé que Bencherif nous parle et nous évoque comment les cadavres de Amirouche et Si Lahouas se sont retrouvés dans la cave d’une caserne ? Déjà, nous sommes toujours en attente du tome II de Chadli.

À propos B. Nadir

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