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La flambée des prix persiste toujours: Le poulet trop cher !

Ce n’est pas l’accalmie sur les marchés à l’approche de la fête du sacrifice. Et pour cause, il semble que la spéculation tant redoutée, a repris son bâton de pèlerin et n’épargne visiblement plus aucun produit. Après dame pomme de terre, on peur dire sans risque de se tromper que le consommateur lambda continuera de voir son porte-monnaie se rétrécir telle une peau de chagrin tellement les prix commencent à lui faire appréhender un spectre d’une hausse des prix sans précédent de certains produits à l’approche de l’Aïd El Adha. Parmi ces produits, il y a spécialement la viande de volaille dont le prix commence sérieusement à faire grincer les dents des consommateurs et par-là même défrayer la logique commerciale au point où les règles régissant l’offre et la demande ne sont plus qu’un vain mot. Le marché de la viande de volaille, s’il en existe au sens vrai du terme à Oran, est en train hélas de faire miroiter un scénario pour le moins cauchemardesque aux foyers au faible ou sans revenu. Les prix sont incomparables contrairement à certains arguments selon lesquels la disponibilité de tous les produits stratégiques est garantie sur le marché. Depuis quelques jours déjà, les consommateurs ne savent plus de quelle tête donner tellement les prix du poulet offrent une tourmente. Ces prix oscillaient depuis une semaine entre 390 et 440 dinars le kg. Ce mardi encore, au marché d’Oran de la Bastille, ils n’étaient prêts de descendre sous les 390 dinars.
Le consommateur craint le pire. Ce marché est présenté comme un vrai baromètre des prix. Le prix de la viande de volaille, rappelons-le, frôlait, il y a quelques semaines, la barre fatidique des 500 dinars le kg. Quoi de plus frappant. Ce prix avait été maintenu après l’Aïd El Fitr avant de fléchir légèrement à 450 dinars le kg à la fin juillet. Le mois d’août cependant demeure indécis. Les professionnels évitent de faire des pronostics. Normal quand on sait pertinemment la fête du sacrifice qui pointe à l’horizon. Des vendeurs de poulet sont sceptiques et préfèrent ne pas anticiper. «Rien n’est sûr en l’état actuel de tension sur le poulet d’autant plus que les prix actuels qui ne sont forcément pas à la portée du consommateurs, pourraient durer tout le mois d’août si la demande sur les aliments de volaille venait à persister», avertissent-ils. Qu’est-ce qui justifie cette hausse mystérieuse des prix de la viande de volaille. Des vendeurs l’imputent à la rupture de la matière première entrant dans la production des aliments de volaille, ce qui selon eux «n’a pas été sans influer sur les prix qui ont varié entre 9.000 et 10.000 dinars le quintal pour l’intrant de volaille», ajoutent les mêmes sources. D’autres vendeurs se veulent prudents en imputant les prix actuels du poulet, au manque de ce produit sur le marché mais sans pour autant être en mesure d’en révéler les prix de gros. Ceci dit, c’est la course contre la montre. Les vieux réflexes qui ont a peau dure, peuvent très bien faire ressurgir d’autres stratagèmes des spéculateurs tant que ces derniers semblent régner sur ce créneau en maître au regard des prix sur le marché.

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