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Point de Vue: Autorité de l’Etat ! Toujours absente

Le phénomène laissant explicitement croire que l’Etat peine à imposer son autorité, se fait remarquer partout. Là où tu mets le pied tu es accueilli à bras ouvert par quelques comportements indiquant que la situation refuse carrément de s’améliorer. Indiquant, plus fortement encore, que tu es libre de faire ce que tu veux, pourvu que tu saches comment débourser au moment voulu. Le désordre remarquable de loin dans la ville d’Oran n’est guère un produit du hasard. La ville n’est pas non plus, victime d’un anathème. Les faits sont là, pour afficher, un grand «j’accuse», plus grand encore que celui d’un Zola. Ce sont les résultats d’une gestion trichée qui portent l’accusation et non le citoyen. Ce sont, en fait, les résultats négatifs d’une gestion forcenée qui dénoncent publiquement leurs auteurs. Logiquement une situation de désordre se laisse produire quand, les gens, les responsables, les autorités, peu importe les titres, échouent publiquement d’imposer l’ordre et le droit. Des marchés de véhicules d’occasion des marchés de légumes- fruits, des vendeurs de figues de barbarie qui vendent là où ça leur plait, des mendiants subsahariens qui se trouvent à chaque coin de rue et à chaque coin d’artère. Des automobilistes qui conduisent n’importe comment et stationnent n’importe comment. Des transporteurs urbains et sub-urbains travaillent, comme ils veulent et quand ils le veulent. Pour les excès commis par les transporteurs urbains, les vendeurs et les automobilistes, cela doit relever tout simplement de l’art de débourser. Pour les mendiants sub-sahariens, je préfère ne pas en parler, parce que l’étiquette de «xénophobe» de «raciste» «d’ennemi numéro un de l’humanité, de et de…va m’être collée au dos. J’espère bien que vous avez vu comment le laisser aller sur le plan national a été couronné par le fameux scandale du siècle, celui de la découverte de sept quintaux de cocaïne dans un navire marchand chargé de produits carnés importés du brésil. Personne n’osera penser à s’impliquer dans une telle affaire aussi néfaste pour la réputation du pays comme pour le régime politique, si la débandade n’avait pas atteint des summums impensables. En rédigeant cette chronique un de mes collègues vient de me raconter une belle anecdote, sur «le royaume des fleuristes de la place Hoche» et comment ces fleuristes ont pu créer un fief, où seule leur loi marche dans ce beau coin de la ville… Nous souhaitons tout de même que tous les coins de la ville soient pourvus de fleuristes, mais des fleuristes qui obéissent aux lois et aux règlements. Et pas, ceux qui imposent leurs propres lois …
alkaderdz62@yahoo.fr

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