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Pôle & Mic: «Timide» réaction !

Les intimidations par les intégristes se cachant derrière des protestations sociales n’ont vraiment convaincu personne. A Sidi Bel Abbès, ils ont aussi tenté d’empêcher la tenue du festival du Rai en organisant une prière dans la rue sans brandir aucune revendication sociale. Ce qui confirme qu’il ne s’agit que d’une pure manipulation politique dans l’espoir de remettre sur tapis le projet de l’ex-FIS. La réaction du côté officiel a tardé, ce qui a «stressé» le citoyen qui garde en mémoire les affres du terrorisme islamiste. Louisa Hanoune a été catégorique en indiquant que le but de ces prières n’est autre que politique. Le ministre de la Culture s’est contenté d’avertir en soulignant:«L’Etat ne laissera jamais un désert culturel et artistique en Algérie». La justice n’a pas été saisie dans ces affaires. Ouyahia lui emboite le pas en affirmant: «L’interdiction de festivals conduirait en prison dans d’autres pays. Les festivals sont faits pour les citoyens et il ne faut pas les en priver». Ce qui laisse croire que chez nous c’est «toléré». Pourquoi cet amalgame? Le premier ministret, qui a réagi à cette affaire comme boss du RND, a été évasif et confirme qu’aucune poursuite n’a été instruite. Et pourtant, il y a eu dépassement du fait que la prière dans la rue a été interdite dans les années 90. Mieux, les promoteurs de cette «prière» ont fait dans l’intimidation. C’est une autre forme de violence. S’ils avaient organisé une manifestation pour dénoncer leur vécu et prier dans la place publique, rare qui aurait réagi bien qu’il est interdit, par les lois, toute utilisation de la religion. Ce qui intrigue, c’est la réaction des pouvoirs publics.

À propos B. Nadir

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