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L’obésité dans le monde a triplé depuis 1975: La FAO tire la sonnette d’alarme

Un régime saint et équlibré, il n y a pas mieux. Boire de l’eau, manger des fruits et surtout moins de pain. Pas de plus complexe, dirions-nous. Mais a-t-on réellement les moyens de cette politique ? Touchée par l’obésité, les pays développés et industrialsiés, ont pensée bien faire en instaurant à leurs populations des régimes alimentaires draconniens et invitant à faire du sport quotidien. Seulement voilà, ces régimes varient d’un pays à un autre. Cela est surtout en corrélation avec les aliments qui sont disponibles sur leurs marchés. En Afrique ou pour dire plus clair, dans les pays moins développés, la perception des dangers causés par l’obésité, est encore, au stade d’embryon. L’Algérie est l’un des rares pays d’Afrique qui avait prévenu contre les dangers de l’obésité. Il est vrai que l’obésité est une source de nuisance génératrice de maladies, qui inquiète au plus haut point. Qu’est ce qui est bon, qu’est ce qui mauvais pour nous ? C’est à cette sempiternelle question que doivent répondre les pays qui ont élaboré leur propres programmes pour contrer l‘obésité. Tout compte fait, chaque pays a adapté sa situation à la mesure des programmes et des moyens de lutte mis en place. Les choix sont souvent compliqués. Le monde entier demeure pris en otage par cette maladie endémique qui fauche chaque année des centaines de vies humaines. Programmes oui, mais il faut aussi les financer. Cela dépend des stratégies adoptées par les pays. Le moins que l’on puisse dire est que l’obésité a pratiquement triplé depuis 1975. Ce n’est pas tout puisqu’elle s’est accompagnée d’une augmentation des cardiopathies, des cancers et des diabètes selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui s’est exprimée sur son site web. Les pays ont élaboré des directives diététiques adaptées à leur situation alimentaire et à leurs populations locales, pour conseiller des régimes alimentaires sains, ajoute la même source. « Les régimes alimentaires varient considérablement d’un pays à l’autre en fonction des aliments disponibles, des cultures et des habitudes alimentaires. Mais quel que soit l’endroit où on vit, lorsqu’il s’agit de nourriture, on sait ce qui est bon pour nous et ce qui ne l’est pas », précise la FAO. Les changements sociétaux rendent toutefois ces choix plus compliqués. Alors que de nombreux pays sont toujours confrontés à la dénutrition, la consommation d’aliments à haute teneur en énergie, en matières grasses, en sucre et en sel est en hausse un peu partout dans le monde. L’urbanisation, les métiers plus sédentaires et l’évolution des moyens de transport entraînent une réduction de l’activité physique qui a pour effet d’exposer des populations entières au risque d’obésité et de maladies associées. Cette tendance ne concerne pas seulement les pays à revenu élevé. En effet, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, le nombre de personnes obèses ou en surpoids augmente à un rythme encore plus rapide, alors que dans ces mêmes pays la prévalence des retards de croissance, de l’émaciation et des carences en micronutriments est élevée. En cette période où l’obésité est en hausse, il est primordial d’avoir des directives diététiques. Ces directives, qui se fondent sur les dernières données disponibles, sont les recommandations qu’un pays fait à sa population pour manger mieux et être en meilleure santé. La FAO contient la collection de recommandations alimentaires la plus complète au monde. Plus de 100 pays ont élaboré des directives diététiques adaptées à leur situation alimentaire et à leurs populations locales. Il est recommandé de manger beaucoup de légumes et de fruits. Certains pays sont très précis sur le nombre de fruits et de légumes que l’on devrait consommer chaque jour (six, selon la Grèce et cinq selon le Costa Rica et l’Islande). Le Canada indique même la couleur des légumes à consommer (un vert foncé et un orange par jour). Les tailles des portions peuvent varier selon le pays. Toutes les directives cependant recommandent de manger beaucoup de légumes et de fruits frais chaque jour. Il est également préconisé de boire de l’eau régulièrement et de pratiquer une activité physique. Les habitudes alimentaires se prennent jeunes. En donnant des conseils nutritionnels, les directives diététiques donnent aux familles la possibilité de prendre en charge leur alimentation et leur santé. Certaines directives insistent aussi sur la nécessité de préserver les ressources naturelles et la biodiversité tout en garantissant la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour tous. La FAO soutient les pays dans l’élaboration, la révision et la mise en œuvre de leurs directives diététiques. Ces directives, qui servent de base aux politiques de nutrition et aux programmes d’éducation, aident les populations à acquérir des habitudes alimentaires et des modes de vies sains.

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