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Point de Vue: Aires de stationnement: Oran crève !

Il n’y a pas où stationner à Oran. Pourquoi ? Parce que la ville d’Oran ou ses autorités n’a ou n’ont pas prévu des aires de stationnement. Pourquoi donc ? Peut-être qu’ils n’ont pas jugé cela très utile! Le parc de stationnement à étages de M’dina Jdida, installé à l’endroit des anciennes minoteries Benguigui d’Oran, n’est pas encore opérationnel. Ce projet, toujours à l’état de projet, a été entamé vers l’année 2006, si je ne me trompe pas de date. Alors, voilà un exemple concret et je suis sûr qu’il y en a d’autres cas similaires. J’ai avancé tout ce baratin, afin de faire savoir que la question des aires de stationnement à Oran s’impose comme un sérieux problème, pour la circulation et ses néfastes retombées sur le paysage urbain de la ville, comme pour les automobilistes. Il y a une crise qui s’observe et s’aggrave avec chaque période estivale. La ville craque en ce moment crucial de l’année. Un monde fou, ce sont des millions de touristes – nationaux dans leur majorité- qui affluent sur Oran, dans l’espoir de se couler des jours doux, en profitant des beautés et des merveilles de cette ville. Mais, à l’instar des ordures et des autres tares ayant travesti l’image d’Oran, les autorités locales semblent également, être largement dépassées par le problème de la circulation, comme celui des aires de stationnement. L’on est, semble-il, pris de court par tous les problèmes dont la ville en souffre grandement. Personnellement, je ne saurai croire que cela serait dû à un manque de compétence et de moyens, mais seulement de l’absence d’une volonté politique, déterminée à faire d’Oran une ville digne de sa renommée. Ce qui a aggravé la situation, c’est bien, ce manque d‘expression vis à vis du public oranais, avide de savoir. Pourquoi les choses sont–elles devenues si insupportables ? Autrement dit : il y a un mépris déclaré envers le citoyen qui serait censé, selon eux, fermer sa bouche et suivre. Ce ne sont pas les personnes, mais plutôt un système qui dure depuis un certain temps. En dépit des changements de têtes qui se faisaient avec ou contre notre gré, l’on pressente qu’il y existe un système, une mentalité, un mauvais pli, voire une distorsion qui fait marcher les affaires dans cette ville. Entre une population délaissée, éloignée, privée de son droit de regard dans les affaires de la cité et une classe d’affairistes –investisseurs selon le jargon officiel- pensant qu’à soi-même et pour soi-même. Au sommet, une nuée de gestionnaires, profitant le maximum d’une situation délabrée, afin de siroter le plus possible du miel de la République. Et puis? Et bien et puis, sauve qui peut.  Que vive le miel de la République !
alkaderdz62@ yahoo.fr

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