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Informel: L’Hippodrome et les Castors, otages de l’anarchie

Des véhicules de toutes marques, de toutes puissances, de tous types, à tous les prix, pour tous les goûts, sont quotidiennement stationnés au niveau des Castors et l’Hippodrome. Ces deux quartiers ont perdu leur caractère résidentiel pour se transformer aujourd’hui en un véritable point noir, et pour les habitants des quartiers et la circulation automobile. «Trouver une place pour stationner relève souvent de la gageure», déclare un résident du quartier de l’Hippodrome. «Je passe plus d’une heure pour pouvoir stationner et à des centaines de mètres de ma maison, et pourtant, ce n’est pas l’espace qui manque», relève-t-il encore. Dans ce quartier, ces vendeurs de véhicules stationnent comme ils veulent et où ils veulent. Certains laissent leurs voitures en deuxième position sans la moindre contrainte.  »Il s’agit là d’un marché illégal qui s’est installé depuis plusieurs années, des centaines de véhicules se rassemblent, au grand dam des riverains et pourtant la mairie d’Oran a ouvert un marché de véhicules neufs avec toutes les commodités, opérationnel depuis des mois, mais déserté par les vendeurs de véhicules d’occasion. D’après les dires de certains vendeurs ou plutôt certains «courtiers», la raison de ne pas rejoindre ce marché est le prix de droit d’accès jugé très élevé, 300 DA. Mais la riposte vient d’un habitant du quartier qui s’adressa aux vendeurs en leur indiquant que la commune a dégagé plusieurs millions pour réaliser ce marché et ce n’est pas le montant d’un café qui va vous empêcher de rejoindre le marché d’El Hamri ». Donc, le marché informel de vente de véhicules est à l’origine de plusieurs désagréments, la mairie d’Oran a tout mis en oeuvre, pour mettre fin à ces points noirs. Mais, mettre un terme à cette anarchie et désordre n’est plus du ressort de la commune, mais bien des services de sécurité, dans la mesure où il existe un arrêté communal interdisant la vente de véhicules dans ces espaces publics. Verra-t-on une opération similaire à celle organisée dans le passé, dans le cadre de l’assainissement de la voie publique et qui s’est traduite par la mise en fourrière de plus de 250 véhicules?

À propos Chaibi Y.

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