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A quelques semaines de l’Aïd El Adha: Les prix montent et la fièvre aphteuse réapparaît

L’Aïd El Adha sera célébré cette année probablement le 22 août prochain. La date sera fixée, comme de coutume en pareil événement, par les autorités de l’Arabie Saoudite, en fixant également le rassemblement sur le Mont Arafat qui interviendra la veille de cette fête religieuse.
Décidément, cette fête est synonyme de moments de grandes dépenses mais aussi un cap difficile à franchir pour les petites bourses, une fête désormais qui oblige tous les sacrifices pour les besoins de son rituel. Une fête qui intervient aussi « après une saignée à blanc » des citoyens, pour reprendre la phrase utilisée par une dame accostée dans le marché couvert de Béjaia, le Ramadhan, la période estivale où les fêtes se succédaient à une vitesse effrénée et puis la rentrée scolaire. Pour les besoins de cette fête religieuse la bourse des ménages est encore une fois soumise à rude épreuve car les prix des produits à large consommation n’ont pas baissé depuis le Ramadhan dernier. Les citoyens font face à une autre rude épreuve et à la veille de cette fête religieuse, tout flambe, notamment les prix des fruits et légumes et viandes ont encore une fois pris leur envol, sans bien sûr parler du mouton de l’Aïd, qui est dans certains endroits de la wilaya inaccessible pour les petites bourses.
A quelques semaines de l’Aïd aussi, comme le veut la tradition, les familles se préparent pour accueillir ce jour de fête par l’achat de vêtements pour les chérubins, un marché que la hausse vertigineuse des prix n’a pas aussi épargné. Les marchés et autres boutiques spécialisées dans le prêt-à-porter sont pris d’assaut par les familles notamment, si l’on constate cette affluence vers ces magasins, en se rapprochant, l’on se rend compte finalement que cela n’est souvent que de la pure curiosité, puisque les prix sont exorbitants. Le constat établi, après une virée effectuée dans les différents magasins et marchés de vêtements que ce soit à Akbou, El-Kseur, Bejaia ou Sidi Aich, est le même, la hausse des prix est visible, elle est vertigineuse et inaccessible. Nous avons constaté ainsi, après cette tournée, qu’il est très difficile de trouver des habits pour enfants qui n’ont pas échappé à cette hausse. Pour exemple des robes pour fillettes à 5.000 dinars, des ensembles pour enfants de 4 à 6ans à 6.500 Da, des chaussures à 2.000 DA… Quant à l’achat du mouton de l’Aïd, les ménages devront faire plusieurs fois leurs calculs pour l’application de cette Sunna de Sidna Ibrahim El-Khallil. Hormis les marchés hebdomadaires, les espaces verts sont pris d’assaut par les maquignons et autres éleveurs. Les marchés à bestiaux s’enflamment et les prix des moutons deviennent inabordables, les prix sont presque les mêmes dans toutes les localités au point de dire que ces vendeurs se sont donnés mot d’ordre, ainsi il faut dire sans se tromper qu’il n’y a pas de moutons de moins de 30.000 DA et à ce prix-là, il est déjà très chétif et la moyenne des prix, pour un mouton moyen, se situe entre 35.000 et 60.000 DA. Cette hausse vertigineuse des prix du mouton est expliquée par les éleveurs interrogés par «la hausse des aliments de bétail en perpétuelle hausse et la sécheresse qui a sévi cette année». Faire face à cette cherté du mouton, l’astuce est trouvée pour beaucoup de familles qui ne pouvant se permettre ce mouton, en se regroupant, achètent collectivement un veau et le partagent. Le sacrifice collectif est ainsi trouvé comme alternative à cette situation pour surtout faire plaisir aux enfants.

Revoilà la fièvre aphteuse !

La hausse du prix du mouton de l’Aïd, constatée ces derniers jours, est favorisée par l’apparition de la fièvre aphteuse qui continue de se propager à Béjaia en touchant plusieurs communes. Le dernier bilan de la direction des services (DSA) agricoles de la wilaya fait état de 100 têtes de cheptel bovin abattues. Pour arrêter la propagation de cette maladie, plusieurs mesures ont été prises, en intensifiant le contrôle des marchés hebdomadaires à bestiaux et la circulation de ces bêtes dans des camions désinfectés. D’autres mesures sont aussi en urgence, notre source nous parle « de l’abattage immédiat de ces têtes de bovin à titre préventif et leurs abats, notamment les têtes, les pieds et les abats, incinérés », affirme-t-on aussi de même source, en tenant à préciser que l’enquête vétérinaire déclenchée fait état actuellement « du recul de la propagation de cette maladie maîtrisée », ajoute notre source. Et face aux risques de propagation, une batterie de mesures préventives a été mise en œuvre et matérialisée, sur le terrain, par la création de six points de vente de moutons, contrôlés par les services de la DSA de Béjaia. Par ailleurs, une campagne de sensibilisation des éleveurs et autres fellahs a été également lancée pour les inciter à privilégier les mesures sanitaires et d’hygiène dans leur rapport avec leurs animaux, et surtout connaître les symptômes du virus aphteux. Les services vétérinaires de la wilaya appellent les éleveurs à adhérer massivement au dispositif de lutte contre la fièvre aphteuse. Comme ils exhortent également les régions indemnes pour le moment de cette maladie, de ne pas s’approvisionner d’animaux des régions contaminées par le virus aphteux, une maladie extrêmement contagieuse qui se caractérise par l’apparition d’aphtes et d’érosions sur les muqueuses buccales, nasales ainsi que sur les onglons.

À propos Hocine Smaâli

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