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Pôle & Mic: «Malaise» et silence!

Au moment où le pouvoir limoge et remercie de hauts cadres, après le scandale de la saisie de la cocaïne au port d’Oran, c’est le silence radio chez les partis au pouvoir. Jamais le FLN ou le RND n’ont été mis dans une mauvaise posture comme celle-ci. Ils sont comme «secoués» surtout que nous sommes aux portex des présidentielles. Cette affaire est très «particulière» car elle a mis à nu toutes les carences de l’Etat et l’implication de l’administration. Le limogeage de certains hauts cadres ne suffit pas puisque le malaise est plus profond. Si auparavant, les responsables des partis au pouvoir ou proches du sérail se contentaient de «commenter» n’importe quel scandale et de laisser faire la justice, cette phrase semble être vidée de son contenu. Ce qui explique la dernière intervention du ministre de la justice pour «élucider» certaines parties de l’affaire. Déjà, l’ex-DGSN a lancé deux phrases lourdes de «sens» comme «celui qui veut combattre la corruption devra avoir les mains propres» ou «il y a eu des dépassements» ou encore «nous avons des dossiers de corruption que nous remettrons à la justice». Des phrases «incompréhensibles» confirmant le «malaise» au sein de l’Etat. Si l’opposition exige des réformes et une indépendance des pouvoirs, les partis au pouvoir ne trouvent pas les «mots» pour «agir» et «commenter» la scène politique nationale. Déjà, Ould Abbès a disparu de la circulation comme, d’ailleurs, Sidi Saïd ou Ouyahia ou encore Ali Haddad. Les Ghoul, Hanoune, Amara Benyounes et autres se sont «évaporés». Le pouvoir a déjà lancé une «offensive» en exprimant que des réformes de la police et de la gendarmerie seront lancés comme une restructuration des services secrets dont le DRS. Mais le mal est surtout dans l’administration impliquée surtout dans les affaires du foncier et tout ce qui est «paperasse» pour permettre à certains d’avoir des «prêts» bancaires. Le limogeage du patron du CPA est révélateur du malaise qui secoue le système bancaire même si rien n’a été «dit» sur son départ. Il ne s’agit nullement d’intensification ou de la relance de la lutte contre la corruption pour sauver l’Etat algérien mais de réformer complétement l’Etat.

À propos B. Nadir

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